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 Rues de la capitale

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Meleandra Sassech
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Meleandra Sassech

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MessageSujet: Rues de la capitale   Sam 23 Fév - 2:50

Au centre de ce pays, se trouve une ville assez impressionante. Non pas qu'elle soit grande par sa taille, mais par la mixité rencontrée et surtout par sa tour, se trouvant en son centre, la tour de l'Emrys...

Les maisons de pierres ouvragées se disputent ici la place avec celle de cailloux empillés. Bien que la misère ne soit pas connue en ce lieu, les différences existent cependant.
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Meleandra Sassech
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MessageSujet: Re: Rues de la capitale   Lun 25 Fév - 20:27

Depuis quelques minutes, derrière les arbres formant une ceinture large autour de la ville, l'on pouvait apercevoir les toits de la cité, ainsi que la haute tour en son centre, l'Emrys.

Meleandra, à cette vue, ne put retenir un soupir. Elle aimait tant cette ville, tout en la haïssant au plus haut point pour toutes les obligations qui lui incombaient envers elle. Elle n'était pas dupe, si sa dévotion à la Déesse était totale, elle savait bien que beaucoup d'évènements et d'actes n'étaient pas réclamés par Elle, mais par cette fourmilière qui formait Caer Myrddin. En son for intérieur, malgré l'amour qu'elle portait à ses parents, elle ne pouvait s'empêcher de le trouver inutile, même si, apparemment, les gens avaient besoin de tout cela pour se sentir bien ici. Pour sa part, un cabanon, de quoi trouver à se nourrir ainsi que sa fille, un cours d'eau et elle serait la plus heureuse des femmes, adorant sa Mère la Terre au plus proche d'elle.

Mais elle était la Prime Prêtresse, elle portait le symbole de sa fonction sur son front, et rien, sauf renier la Nature, ne pourrait l'extraire à cette promesse solennelle. C'était pourquoi elle avait demandé instamment à Finn d'oublier son titre en la nommant. Elle en avait assez parfois, elle avait l'impression qu'elle finirait par oublier son prénom si peu il était prononcé ! Les gens ne voyaient plus en elle Mélia, la petite folle aux cheveux de feu qui courrait pieds nus partout où ses jambes pouvaient la porter, ils ne la reconnaissaient plus qu'en la Prime Prêtresse, image de la Déesse sur Ynys Prydein, car c'était ainsi que le bon peuple traduisait sa fonction. Comme Elle, elle avait donné la vie en s'accouplant au Grand Cerf et répandait les bénédictions autour d'elle. Sa fille n'aurait du être que leur représentation pour elle, néanmoins, elle l'avait aimée, dès qu'elle l'avait sentie bouger en elle, fille des feux de Belthane ou non, elle était sienne, et Meleandra comptait bien lui laisser cette liberté qui trop tôt lui avait été ôtée, le choix de vivre selon elle et non selon un ordre bien établi.

Ses pensées l'avaient accaparée d'un coup, à la vision de la Tour. Le sourire qu'elle avait arboré en imitant le geste de Zarry pour la nommer avait instantanément disparu, ne laissant plus place qu'au masque de sagesse et de neutralité qu'elle avait appris à mettre sur ses traits depuis sa formation.

Si Alladh n'avait pas jappé en courant après sa nouvelle amie, elle aurait presque oublié ses compagnons.
Elle se retourna alors pour voir celle qu'elle venait de nommer Lupia, son sourire renaquit, malgré ses instincts animaux apparemment développés, la demoiselle lui paraissait comme une incarnation de l'innocence, pas encore déformée par ses congénères et la vie en société, pas plus que la facilité de la vie avec sa modernité, à ses yeux, ce n'était pas elle la plus proche de la Déesse parmi leur petit groupe, contrairement à ce que la majorité verrait, y compris Finn, à leurs côtés.
Ses yeux se tournèrent alors vers lui quelques secondes, le jaugeant du regard comme elle avait appris à le faire. Une impression de force se dégageait de lui, mais de nombreux doutes semblaient l'agiter, à quel propos, elle n'aurait su le dire. Mais à ses traits, on voyait qu'il avait vécu, selon sa voie, celle ci était le combat, ainsi que l'était probablement celle de sa soeur, même si elle ne voulait pas encore l'admettre, tentant de trouver conseil et refuge auprès des serviteurs de la Déesse.

Remuant ses pensées en elle, elle les guida vers la capitale, entrant dans les faubourgs, laissant au soin de sa louve de rassurer leur sauvage compagne qui ne devait probablement jamais avoir vu de ville. Les champs cultivés étaient passés, ainsi que les fermes, les gens la regardaient étrangement, la saluant avec méfiance. Cela l'intrigua au plus au point, normalement, ils la saluaient avec un respect qui l'agaçait presque, mais la rendait fière à la fois.

D'un coup, alors qu'ils approchaient des maisons plus rapprochées, abritant commerces et artisans au même titre que des habitations, une voix forte retentit au loin, criant à tue tête cherchant à ameuter les soldats patrouillant dans les rues en grand nombre en ces temps troublés.


Elle est là ! La Prime prêtresse est là ! Elle est blessées ! GARDES !

Meleandra se retourna et adressa un sourire d'apaisement à ses deux compagnons de marche, s'apprêtant à lever la voix pour demander pourquoi un tel chambardement était fait pour son arrivée en ville.
Alors qu'elle refit face, la bouche ouverte, le son qui s'apprêtait à en sortir fut arrêté dans sa course par le choc de deux paires de mains la saisissant par les bras, l'immobilisant sans lui laisser de chance de se défendre.

Elle lança un regard dans son dos pour voir les gardes se saisir des rênes du cheval de Fin ainsi que du sien, après avoir encerclés et immobilisés le guerrier et Lupia.
Ces gens étaient là en sa garde, voir bafoué son autorité ainsi lui rendit la voix.

Gardes ! Cessez donc tout cela ! Relâchez moi ! Je suis la Prime Prêtresse Meleandra, Druidesse et représentante de la Déesse ! Que signifie tout cela ? Ces gens sont avec moi !

Le garde le plus haut gradé prit la parole, l'air géné.

Excusez nous Dame Sassech, cependant vos parents se sont inquiétés de votre disparition et nous ont donné ordres de vous garder en vos appartements jusqu'à ce qu'ils viennent en personne vous voir ! Ils souhaitent savoir ce qu'il vous est arrivé ! Et là bas, vous n'aurez plus la pression de vos agresseurs pour vous empêcher de parler !
Mélia sentit la moutarde lui monter au nez tendit que des tremblements de rage secouaient ses mains. Elle tenta de reprendre la parole mais la colère l'étouffait, son regard jetant des éclairs autour d'elle, fusillant les gardes des yeux. S'ils avaient pu tuer, le garde qui parla alors serait mort dans d'atroces souffrances.

Vous ! L'homme d'arme ! Vous serez accusé d'atteinte en la représentante de la Déesse avec votre complice qui ose porter les couleurs de Dame Sassech et de sa haute fonction ! Déclinez votre identité avant que vous ne soyez menés au cachot dans les entrailles de la grande Emrys ! Dame Scatha et Sieur Ollathir décideront alors, selon vos démentis et la vérité que vous aurez retrouver en la Déesse, s'ils seront cléments ou non avec vous !

A présent à genoux si vous ne voulez point subir plus de dommages !

Les gardes s'étaient massés en nombre autour de Finn et de Lupia afin d'être certains de les immobiliser et les tenaient fermement leur empêchant tous mouvements. Ceux qui maintenaient le guerrier lui appuyèrent sur les épaules et frappèrent l'arrière de ses genoux pour le pousser à la génuflexion devant Meleandra.
Le soldat qui venait de prendre la parole se tourna alors vers la pauvre Zarry.

Vous ! Comment osez vous arborer la cape de la Prime prêtresse ! Elle n'est pas votre et seule elle est autorisée à la porter ! Cet acte offensant pour la Déesse est passible de peine de mort ! Mais les très saints dirigeants de l'Emrys décideront de votre sort !

Alladh tenta de se jeter sur celui qui allait frapper son amie au visage, mais celui ci retourna le coup contre elle, lui assénant un violent coup sur le museau. Déjà, Meleandra était amenée vers son domicile, au pied de la Tour, tentant d'entendre ce qu'il se passait derrière elle. Elle vit ce dernier geste et remua de plus belle, comme possédée, pour se libérer.

Gardes ! Lâchez les ! Je vous l'ordonne ! Toi Giarch ! J'ai mis ton enfant au monde et ta femme a pansé les bobos que je me faisais lorsque j'étais enfant en jouant avec ton ainé ! Vous tous ! Vous me connaissez ! Je vous dis que ces gens sont mes invités ! Ne vous aviez pas de leur faire du mal !
Et toi ! Qui a osé porté la main sur ma compagne Alladh ! Tu le paieras ! Par ma Foi en Elle, je te le jure !
Pourquoi vous conduisez vous aussi sottement ?

Sa voix décroissait pour ses compagnons à mesure qu'il l'éloignât en dépits de ses protestations, l'un de ceux la maintenant osa enfin lui répondre.

Mais Dame ! Ce sont les ordres de vos parents ! Votre robe est maculée de sang et vous ne semblez pas avoir tous vos esprits ! Vous si calme êtes pareille à une furie !

Avant qu'elle n'ait eu le temps de répondre, elle trébucha sur le sol, échappant à la maitrise de ses gardiens alors qu'ils approchaient de sa demeure. Là, elle vint s'assommer sur le muret d'une maison, perdant connaissance alors qu'elle s'inquiétait en elle même de la peur que tout cela pourrait faire naitre en Lupia, elle qui devait être logée chez elle au pied de l'Emrys se retrouverait piégée dans ses cachots.
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MessageSujet: Re: Rues de la capitale   Lun 25 Fév - 21:19

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Alors qu’ils approchaient de l’imposante cité, Zarry continuait de batifoler avec Alladh. Elle était heureuse d’être parvenue à communiquer avec ses nouveaux compagnons. A présent qu’elle leur avait donné des noms et surtout qu’ils lui en avaient donné un, elle avait un peu l’impression de faire partie de la meute.

Lorsque les premières maisons firent leur apparition, elle laissa de côté ses jeux avec la louve pour observer tout ce qui se passait autour d’elle. Elle avait déjà vu des maisons bien sûr puisqu’elle s’y introduisait pour trouver des vêtements quand les siens ne lui tenaient plus assez chaud. Mais elle n’en avait jamais vu autant au même endroit. L’animation dans les rues la fascinait et elle ne remarqua même pas que les gens la regardaient d’un drôle d’air.

Tout à coup elle fut arrachée à sa contemplation par des cris. Elle reporta son attention devant elle pour voir ce qui se passait. Tout alla alors très vite. Elle ne comprit d’abord pas ce qui se passait. Puis voyant Finn se défendre face à tous ces inconnus, elle prit conscience du danger. Elle chercha Meleandra du regard, jetant des regards affolés tout autour d’elle. Elle savait se défendre, mais ses agresseurs étaient bien trop nombreux. De plus elle ne comprenait rien de ce qu’ils lui disaient. L’un d’eux qui tenait un long bâton terminé par un objet pointu, amorça un geste pour la frapper mais Alladh s’interposa, prenant le coup à sa place. Un autre utilisa un objet identique pour lui piquer le flan. Elle se tourna vers lui prête à bondir.

Elle aperçut enfin Meleandra, mais celle-ci était déjà loin. Un troisième homme profita de cet instant d’inattention pour la faire trébucher. Elle s’étala de tout son long sur le sol. Non loin d’elle, Finn était à genoux, fermement maintenu. Elle sentit qu’on lui ramenait sans ménagement les bras en arrière et qu’on enroulait quelque chose autour de ses poignets. La douleur lui fit ouvrir la bouche, mais comme toujours aucun son ne sortit. Elle tenta de se débattre, de se libérer, mais elle ne reçut en récompense que de nouveaux coups.

On la relava sans plus de cérémonie et elle fut conduite à travers les rues jusqu’à la grande tour. Là on la contraignit à descendre un escalier. Elle savait que Finn était là aussi bien qu’elle ne puisse se retourner pour le voir. Mais elle reconnaissait sa voix. Ils avancèrent ainsi dans quelques couloirs sombres avant d’être tous les deux poussés dans une petite pièce. La lourde porte de bois se referma sur eux.

La seule source de lumière venait d’une petite lucarne en haut d’un des murs. Elle donnait sur la rue et ne permettait d’apercevoir que les pieds des passants. Le regard de Zarry traduisait sa panique. Elle tentait tant bien que mal de défaire ses liens. Elle ne parvint qu’à se bruler les poignets avec la corde qui le maintenaient. Une idée lui vint. Elle se laissa tomber sur le sol et pliant les jambes elle parvint passer ses mains liées devant elle. Elle entreprit alors de ronger son entrave et réussit enfin à s’en débarrasser.

Elle regarda autour d’elle affolée, cherchant un moyen de fuir. Elle se précipita vers la porte et à quatre pattes devant essaya de creuser un passage dessous. Elle s’arracha les ongles sur le sol de pierre du cachot. Des larmes commençaient à couler. Dans un dernier effort pour retrouver sa liberté, elle se mit à tambouriner la porte et les murs, s’écorchant davantage les mains.


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MessageSujet: Re: Rues de la capitale   Mar 26 Fév - 11:17

Finn ne se rebiffa pas lorsque les gardes l’empoignèrent. Bien trop nombreux, et il était hors de question de se prendre un mauvais coup. Il était évident qu’il s’agissait d’une erreur. Croire que l’on voulait porter atteinte à l’intégrité de leur Prime Prêtresse alors qu’elle était libre de corps et d’esprit devaient leur sauter aux yeux.

Certes, les gens en armes avaient des ordres et se devaient de les suivre, mais delà à agir avec violence alors qu’ils ne manifestaient aucune agressivité était plus que déplacé. Mais Finn ne pouvait déjà plus agir, à genoux au sol, maintenus fermement, il ne put que décliner calmement son identité et la raison de sa présence en cet endroit.


-Je suis Finn Mac Faolchain du clan de l’Ours…venant porteur du Don de mon clan à la Déesse-Mère.

Mais on ne l’écoutait pas, trop occupé à emporter Méleandra d’un coté qui vociférait, luttant contre les bras des hommes qui la raccompagnaient en sa demeure. C’est au geste du gradé à l’encontre de leur jeune amie que Finn réagit de manière plus violente, essayant de se dégager de la poigne de ses tortionnaires.

-Laissez-la….elle ne peut vous répondre…elle est muette. Elle peut vous avoir offensée…

C’est à se moment que l’un d’eux envoya bouler la louve de Méleandra…Finn réussit à dégageait un bras, et décocha un coup sur la première mâchoire à sa portée…il vit l’homme chuter mais un violent coup derrière la tête l’assomma à moitié…il devint moins lourds à traîner ainsi.

Ils les traînèrent donc, d’abords dans les rues puis à l’intérieur d’une bâtisse de pierres. On les fit descendre des marches glissantes, suivre un couloir sombre jusqu’à la porte d’un cachot. Tout le long du trajet, Finn n’avait cessé de murmurer des mots sans sens pour les gardes, ils s’adressaient à Lupia, il essayait de la rassurer comme il le pouvait…

Ils furent jetés dans la cellule sombre et humide sans ménagement. Une vieille odeur de pourriture et d’urine émanait du lieu. Lupia se libéra rapidement…elle faisait preuve d’une intelligence fulgurante malgré la situation. Elle tournait en rond, essayant de trouver une solution pour sortir de cet endroit…Finn continuait de parler doucement, trouvant un angle saillant sur lequel user ses liens. Mais la jeune femme ne l’écoutait pas, elle essaya par creuser le sol de ses mains, y laissant sa peau et ses ongles, puis elle se rabattit vers la porte de bois, et tambourina dessus…Finn sentait du désespoir dans son geste.


Ca y était, ses liens c’étaient rompu, tombant au sol. Finn se frotta doucement les poignets meurtris par la morsure de la cordelette…et s’approcha de Lupia. Il ne savait comment agir, les récents évènements n’avaient pas mis les humains en très bonnes dispositions dans l’esprit de la jeune femme, et seul Méleandra avait sut communiquer réellement avec elle. Il craignait une rebiffade ce qui pouvait être logique pour la situation. Il tenta cependant de lui saisir les mains, pour qu’elle cesse enfin de frapper la porte. D’un mouvement sec, elle se libéra…Finn les lui attrapa une seconde fois, calmement. Lupia se dégagea à nouveau…Il ne cessait pas de lui parler calmement et les saisit une nouvelle fois. De guerre lasse, elle leva ses yeux embués vers lui…il pouvait y lire de l’incompréhension, de l’effroi et de la rage également.

Finn ne la maintenait pas avec force, elle pouvait se dégageait comme elle le voulait…mais elle s’abandonna à sa mélopée et à sa présence. Doucement, il passa une main dans ses cheveux emmêlés, caressant sa tête blonde…il lui releva le menton et essuya de ses doigts les larmes qui avaient coulées sur ses joues, traçant des sillons clairs sur sa peau poussiéreuse. Lentement, ils se laissèrent aller conter le mur dans leur dos, et s’assirent tout contre.

Finn tentait de lui expliquer la situation, parlant bas, s’aidant de ses mains pour lui faire comprendre le sens de ses mots…utilisant les mêmes gestes que la prêtresse avait eut à son égard…il savait qu’elle ne pouvait pas tout comprendre…mais il espérait que le sens général passerait. Qu’elle retrouverait la confiance en eux…que son amie aux longs cheveux ondulés restait son amis…que la louve hurlante au ciel se remettrait…que lui-même était avec elle, et serait la protéger…qu’elle faillait faire comme lui…que tout ceci n’était qu’une grossière erreur.

Le temps est une donnée essentielle, elle permet de mesurer son attente, et seul la lumière filtrant de la lucarne pouvait leur apprendre que la fin de journée approchait. Des pas se firent entendre dans le couloir…Finn se redressa lentement, dérouillant ses membres engourdis…Un bruit de clef dans la serrure…mais avant que la porte ne soit totalement ouverte, Finn s’adressa aux gardes de l’autre coté…


-Qui que vous soyez, et pour quelle que soit la raison de votre présence, je vous prierez de ne pas entraver ma jeune compagne…Elle est étrangère et ne peut vous parler…elle nous suivra sans histoire…j’en donne ma parole. Il se tourna vers Lupia et lâcha un rapide « ça va aller » qui se voulait rassurant.

La porte s’ouvrit totalement, sur les gardes armés de lames et de torches. Finn se présenta à eux, offrant ses poignets devant lui…Il espérait qu’on les mèneraient rapidement vers les représentants de la communauté afin de s’expliquer.
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MessageSujet: Re: Rues de la capitale   Mar 26 Fév - 12:34

Tandis que Zarry s’acharnait sur la porte et les murs, Finn s’était lui aussi défait de ses liens. Il s’approcha d’elle pour tenter de la calmer. Emportée dans sa folie, elle essaya d’abord de résister, avant de réaliser qu’il s’agissait de Finn, un ami. Elle se laissa alors faire sans broncher. Le temps passa, Zarry était terrorisée. Elle ne comprenait pas ce qui se passait et ne supportait pas l’enfermement. Elle se laissa bercer par la voix de Finn, sans vraiment chercher à comprendre ce qu’il disait.

Quand, alors que la lumière filtrant par la lucarne déclinait, la porte s’ouvrit, son premier réflexe fut de se précipiter vers l’ouverture pour s’enfuir. Cependant, à la vue des gardes elle s’arrêta net dans son élan. Les yeux rivés sur les torches, elle restait parfaitement immobile, une expression de pure terreur sur le visage. Une sorte de flash s’imposa à son esprit.

Elle n’était plus dans le cachot humide. Il faisait nuit. Autour d’elle des arbres. Elle était avec la meute. Les loups avaient peur sans qu’elle sache pourquoi. Des hommes munis de torches approchaient en courant. Les louves aussi se mirent à courir, emmenant avec elle les petits, Zarry suivit. Mais elle s’arrêta en route, et se retourna pour voir ce qui se passait. Les mâles de la meute étaient restés en arrière et montraient les crocs. L’un deux bondit sur l’un des hommes. Ce dernier brandit sa torche devant lui pour se protéger de l’assaut de l’animal. Le reste était flou. Les hurlements déchirants du loup, l’odeur de la fourrure et de la chair qui brûlaient. Alors Zarry eut peur aussi et se remit à courir.

La forêt de ses souvenirs s’effaça pour laisser à nouveau la place aux murs de pierre. Sans s’en apercevoir, elle avait lentement reculé jusqu'à se trouver plaquée au mur du fond. Deux gardes étaient entrés dans la pièce et s’étaient approchés de Finn. Une peur sans nom pouvait se lire dans les yeux grands ouverts de Zarry.


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MessageSujet: Re: Rues de la capitale   Mar 26 Fév - 14:58

Les mains à nouveau liées, Finn se retourna vers la jeune femme pour voir sa réaction. Elle était plaquée contre la paroi de pierre, ses yeux emplis de frayeur. Les flammes des torches y dansaient. Finn comprit de suite. Il se retourna vers les gardes, mettant au travers de leur chemin.

-Reculez, vous l’effrayez avec vos troches…Reculez, j’vous dit…elle ne posera pas de problème.

Son ton avait été ferme, celui avec lequel il commandait aux troupes lors des assauts. Les hommes obtempérèrent malgré eux sous l’injonction de sa voix. Il la radoucit cependant pour poursuivre.


-Comprenez, cette jeune femme a été recueillit par la Prime Prêtresse, tantôt. C’est une enfant loup, ne voyez-vous pas…elle ne vous fera pas de mal, elle est seulement sauvage et le feu est un ennemi incompréhensif pour elle.

Les hommes murmurèrent mais l’un d’eux prit les deux torches présentes et s’effaça de la vision de la jeune femme. Finn se retourna vers Lupia…elle ne quittait pas l’ouverture de la cellule par où le garde est sortit. Finn l’appela doucement…elle ne réagit pas…totalement absorbée par sa torpeur.

Il fut contrait de l’appeler une seconde fois, de façon autoritaire. Elle eut un sursaut et le remarqua à nouveau.

-Lupia, Reprit-il plus doucement. Il nous faut les suivre…tu retrouvera Méleandra…allez, viens…

Il fit quelques pas en direction de la sortie, passant le seuil. Le porteur de torches s’avança jusqu’au bout du couloir, éclairant que la partie basse des escaliers. Les autres l’encadraient, regardant presque craintivement la porte de la cellule. Finn s’avança un peu plus, et se retourna.

-Allons, Lupia..tu ne crains rien…viens.

Une main apparut sur l’encadrement de la cellule, suivit d’une tête blonde au regard encore impressionné.

-C’est bien…Lupia…avance encore.

Finn reprit son chemin, les hommes sur ses talons…continuant à lui parler lentement. Il entamèrent l’ascension…

Va à…


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MessageSujet: Re: Rues de la capitale   Mar 26 Fév - 15:58

Zarry n’avait plus du tout conscience de ce qui se passait autour d’elle. Elle était tétanisée. Une seule pensée l’obsédait : fuir. Fuir ces hommes et leurs torches. La voix de Finn la ramena à la réalité. Il lui faisait signe de le suivre. Les torches avaient disparu, elle choisit de lui faire confiance.

Lentement elle mit un pied devant l’autre et sortit de leur prison. La peur ne l’avait pas quittée, mais elle avançait. Elle suivait Finn et les gardes dans l’obscurité. Lorsqu’au détour d’un couloir elle aperçut de nouveau la lueur dansante des flammes, elle pila. Elle agrippa le bras de Finn, tachant au passage les vêtements du guerrier avec ses doigts blessés, et serra si fort que ses phalanges blanchirent.

Celui qui semblait être le chef des gardes s’approcha excédé. Il saisit Zarry, la contraignant à lâcher le bras de son ami.[/i]

Ça suffit comme ça ! On ne va quand même pas obéir à un prisonnier. Si elle ne veut pas avancer, on l’emmènera de force. Qu’elle le veuille ou non elle paraîtra devant l’Emrys.

[i]Joignant le geste à la parole, il attacha solidement les mains de Zarry à l’aide d’une longue corde et ordonna à un autre garde de la conduire. Ce dernier prit le bout de la corde et tira dessus sans ménagement. Ils reprirent leur marche, les porteurs de torches rejoignant à nouveau le groupe.

Zarry tentait tant bien que mal de résister, mais le garde qui la maintenait continuait de tirer sur la corde pour la faire avancer. Un pas puis l’autre. A force d’essayer de tirer dans l’autre sens, Zarry tomba. Le garde la releva d’autorité et repartit.

Zarry était perdue. Elle ne comprenait pas ce qui lui arrivait. Pourquoi est-ce qu’on la traitait de cette manière ? Tandis qu’on l’obligeait toujours à avancer, elle lança vers Finn un regard plein de détresse, espérant une aide de sa part.




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Meleandra Sassech
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MessageSujet: Re: Rues de la capitale   Mer 27 Fév - 3:04

"Boireannach taigh, sith agus cadal", Maison de la Première femme, Paix et repos. Voilà la première chose que Meleandra vit en ouvrant les yeux. Sa tête était douloureuse, en palpant son front, elle trouva une belle coupure qui avait était recousue par des doigts habiles. Un gémissement de douleur lui échappa.
Son esprit était troublé, probablement le guérisseur avait il du la droguer pour la maintenir dans le sommeil.
Lentement, elle se redressa sur sa couche, rassemblant ses souvenirs des dernières heures, elle aperçut alors une garde au pied de son lit. La moutarde lui remonta instantanément au nez. Lorsqu'elle reconnut le grade de la femme en uniforme, elle l'interpela sans autre forme de procès.


Vous ! Là ! Au rapport capitaine ! Qu'avez vous fait des deux personnes qui m'accompagnaient ? Pourquoi nos hommes d'armes ont-ils fait preuve de tant de stupidité et d'insolence envers nos personnes ?
J'attends ! Répondez ou vous en paierez le prix ! Je vous en donne ma parole devant la Déesse, et de ma main !


La femme sursauta en entendant la druidesse et se retourna dans un salut précipité envers celle à qui elle devait respect et obéissance.
Elle balbutia quelques secondes avant de recroiser le regard furibond de Meleandra qui mit fin à ses hésitations. Les médecins lui avaient pourtant garanti que celle ci resteraient endormie jusqu'à la nuit avec la dose de plantes qu'ils lui avaient faite ingérer, mais ce qu'on disait de la Prime Prêtresse paraissait être vraie, sa résistance était à toute épreuve !
Rapidement, elle lui fit un résumé des derniers évènements, appelant un de ses hommes pour se tenir au courant de l'avancée des prisonniers et de la sanction qu'ils encouraient, lorsque Mélia entendit qu'ils avaient été menés devant l'Emrys, elle attrapa un de ses longues robes de voiles, dédaignant sa robe blanche coutumière, y préférant une rouge sang, ses parents la reconnaitraient, depuis toujours, elle ne s'était permise d'enfreindre la tenue de rigueur que lorsque ses émotions étaient contrariés ou en grand chambardement.

Elle l'enfila dans un geste rageur et se précipitait vers la porte en ceignant sa ceinture et sa serpe, masquant son stylet dans son décolleté lorsque l'officier vint l'arrêter dans son geste pour ouvrir le battant de bois.

Son regard revenu noir de colère se posa lentement sur la main de la femme, apposée sur son bras pour la retenir, avant de remonter jusqu'à ses yeux, la fusillant de son attitude altière et autoritaire.


Excusez moi Dame Sassech mais j'ai ordre de vous garder au repos !

Vous avez surtout ordre de m'obéir, tant que vous êtes sous mon toit, entre mes murs ! Priez pour que ma fille n'ait assisté à rien de tout ce qu'il s'est passé ce jour sinon je vous jure que je mettrais fin moi même à votre tourment !
Quoique l'Emrys ait pu vous ordonné ils sont mes parents ! Vous ne pouvez rien me contraindre à faire ! Je ne veux pas porter atteinte aux Grands Druides, seulement à ma tête de mule de père et à ma manipulatrice de mère ! Maintenant laissez moi passer ou il vous en cuira !


La voix de la druidesse prenait presque des accents métalliques tellement la rage l'avait possédée. Son teint pâle, ses yeux rendus noirs, cernés par des poches sombres causées par les drogues, sa longue chevelure de feu et sa robe de sang impressionnèrent grandement la femme d'arme qui ota prestement sa main et si mit en position de garde à vous, le regard au loin.

A présent, allez quérir chaque homme ayant participé à cette mascarade, qu'ils se présentent devant chez moi lorsque le jour se couchera ! Ils verront ma façon de penser sur leurs actes et leur sens de l'accueil envers mes invités et de respect envers moi !
Rompez soldat ! Vous avez mieux à faire que de rester plantée là à me regarder avec des yeux ronds que même une poule parviendrait à rendre plus intelligent !


Depuis son accession à un poste dans l'armée d'Ynys Prydein, la Capitaine avait entendu parlé des accès de rage de la Prime Prêtresse, rares mais sans pitié mais jamais elle n'aurait cru en être un jour au centre.
Priant intérieurement la Mère Eternelle, elle se retira, suivant Meleandra jusqu'à la sortie avant d'aller aux postes des gardes annoncer la nouvelle à ses hommes.

De son côté, Mélia avait claqué violemment la porte de sa demeure, entendant le vase posé sur la tablette à côté de l'entrée se fracasser dans la chute causée par le courant d'air.
Sa tête lui tournait, cependant la rage lui électrisait chaque centimètre de peau, elle eut presque l'impression de voir des étincelles crépiter devant ses yeux alors qu'elle rejoignait à grand pas la Tour.


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