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 En mer...

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Lady Sparrow
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MessageSujet: En mer...   Jeu 13 Mar - 10:26

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MessageSujet: Re: En mer...   Jeu 13 Mar - 10:34

(avant, au Loukhoum..)

- 24 - et vogue la galère!

Hans Zimmer: Up is down

Le groupe de cavaliers, chevaucha à vive allure en direction du port d’Abal Aboukir. C’était la seconde fois en l’espace de quelques jours, pratiquement une semaine, que Jesse traversait ce désert, mais cette fois c’était dans les meilleures conditions possibles et de plus ils se dirigeaient vers la mer. Elle ne pouvait désirer mieux, sauf quand elle vit le navire en question. Elle avait déjà longtemps deviné qu’ils approchaient de la mer, reconnaissant ce parfum iodé entre mille, mais en arrivant au port quand le garde du sultan lui désigna le navire qui allait la mener jusqu’aux îles du crâne, elle ne put s’empêcher de s’exclamer :

- Mais c’est une galère !!

- oui madame.. une des nombreuses appartenant à son altesse..
- une galère.. Et bien du moment qu’on ne me demande pas de ramer…

Les cavaliers parvinrent jusque sur les quais. Jesse écouta le chef de son escorte parler avec celui qui devait de toute évidence être le capitaine de la galère. Tous deux la regardèrent et la pirate leur adressa un sourire grimaçant, se méfiant d’emblée du bonhomme au gros turban et à l’impressionnant cimeterre qui dépassait de sa large ceinture de soie rouge. Le garde s’avança vers elle..

- Vous pouvez embarquer quand vous le désirez.. Le capitaine ici présent est tout disposé à vous mener où bon vous semblera, comme ordonné par son altesse.
- je vous en remercie..

L’homme s’inclina et ajouta :


- Si vous me permettez, il nous faut retourner à présent au palais. Je vous souhaite bon vent madame l’ambassadrice.

Jesse inclina la tête à son tour, et regarda l’homme qui tenait la cage, la confier à un des hommes du capitaine. Ils entendirent quelques cris venant de la cage, le pauvre volatile avait du être bien secoué. Puis le groupe de cavalier après un dernier signe pour la pirate, s’éloignèrent au grand galop. Soudain une voix gutturale aux accents typiques de ce pays résonna juste dans son dos.

- Alors madame l’ambassadrice, je me présente.. Ali Baba, capitaine du Sésame, magnifique galère aux quarante rameurs.

Jesse se retourna pour lui faire face, ressentant une vague impression de déjà entendu.. Très droite, elle se présenta à son tour.

- Je suis Lady Sparrow, capitaine moi aussi mais mon navire ….

Elle songeait au White Star, et dut faire un effort pour ne pas y faire allusion, lui aussi faisait partie du passé.. L’autre la regardait, intrigué par ce silence soudain.. Elle devait trouver quelque chose et vite.


- mon navire a coulé aux larges des côtes, il y a une dizaine de jour..
- ha voui, il y a eu grosses tempêtes , je suis navré pour votre navire, mais je suis tout disposé à vous mener jusqu’à chez vous..
- parfait… pouvons-nous appareiller tout de suite ?
- voui voui, les hommes sont déjà prêts, nous les avons nourri et ils sont en pleine forme pour un nouveau voyage..

Jesse ne put retenir une moue désapprobatrice. Naturellement, les galériens étaient souvent des prisonniers ou des esclaves, les conditions de vie de ces hommes étaient bien trop pénibles pour qu’un homme libre de ses choix décidât de devenir galérien. Elle suivit Ali Baba sur le pont du navire qui elle dut le reconnaître était parfaitement aménagé, ce ne fut rien à côté de la pièce qu’il lui fit visiter, de toute évidence la cabine du capitaine, une débauche de luxe aux parfums d’orient..

Le capitaine ordonna qu’on larguât les amarres et l’unique voile sur l’unique mât du navire fut hissée. Immédiatement elle se gonfla de vent, et soudain les coups puissant du tambour qui rythmait les galériens résonna dans tout le navire.. Il prit rapidement de la vitesse et Jesse regarda le port d’Abal Aboukir s’éloigner..


- alors quelle est notre destination ?
- cap sur les îles du crâne !

Jesse tourna la tête vers le capitaine qui l’avait rejointe et vit celui-ci arrondir les yeux.

- Les îles du Crâne ? Mais n’est-ce pas là que vivent les mangeurs d’homme ?

La pirate reconnut la lueur de peur briller dans le regard du capitaine. Bien entendu, en tant que marin, il faisait partie des superstitieux, elle n’allait pas lui en vouloir, cependant, elle ne voulait pas prendre le risque qu’il renonçât à la mener jusqu’à destination.


- oui, mais tous ne pratiquent pas un tel régime et puis de toute manière, vous ne risquez rien..Ces tribus sont pour l’instant en plein ramadan.
- vous dites ??
- oui ils font un jeûne, n’est-ce pas comme ça que vous dites ?
- euh si si , enfin j’ignorais que ces..sauvages… pratiquaient aussi cette coutume..
- et bien vous voilà rassuré à présent ! Combien de temps vous faut-il pour atteindre les îles ?
- deux jours, madame..
- oh je vois..
- une cabine est aménagée pour vous à l’arrière de la mienne, le sous-pont étant réservé aux rameurs et à mes hommes.
- très bien…
- si vous voulez bien m’excuser..

L’homme s’inclina et fila rapidement, laissant Jesse à ses pensées.. Il lui faudrait vraiment se méfier de cet homme, quelque chose lui disait qu’elle ne devait pas lui faire confiance.. De toute façon rares étaient les personnes à qui elle accordait sa confiance.. Jesse soupira en admirant la mer jusqu’à la ligne de l’horizon. Le soleil était déjà bien bas, la nuit n’allait pas tarder à tomber et le voyage ne faisait que commencer..

...

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MessageSujet: Re: En mer...   Ven 14 Mar - 0:21

- 25 - Débarquement

Shaggy: In the summertime

Venez passer une croisière de rêve sur les galères du sultan, voilà ce qu’elle aurait voulu dire au premier voyageur croisé. Tu parles, cette bonne blague, ce capitaine de pacotille s’était bien moqué d’elle, ah pour ça ! Jesse s’était attendu à tous les coups bas, mais pas à ces manœuvres de bas étage.. La veille, il l’avait invité à manger à sa table et par politesse, elle avait accepté. Il avait été très volubile toute la soirée, parlant de lui, de ses aventures, de ses conquêtes et encore de lui, tout ce qui pouvait déplaire à la pirate.. Elle s’était ennuyée à mourir, et ce type qui ne faisait que parler de sa vie..

Jesse avait étouffé un bâillement quand l’autre s’était rapproché d’elle, se vautrant sur les coussins pour lui glisser un grain de raisin dans la bouche. Oh le geste aurait pu paraître romantique, mais de la part de ce type, c’était tout sauf romantique. Cependant et toujours par politesse, enfin surtout pour être certaine d’être amenée à bon port, Jesse grimaça un sourire et accepta le grain de raisin. Mais la suite se gâta et très rapidement.. L’homme laissa glisser un doigt un peu trop loin dans le décolleté de la pirate. Jesse se redressa sur les coussins et s’indigna, jouant son rôle d’ambassadrice, après tout !


- Capitaine, voyons ! cela ne fait pas partie des attributions que vous a donné le sultan !
- ooh mais excusez-moi ma belle, c’est que vous êtes à croquer, comme une belle pomme bien mûre…

Il eut un regard des plus significatifs et avançait déjà la main pour tâter de la pomme. En moins de deux, Jesse dégaina son mousquet et appuya le canon sous le menton du capitaine.

- Essayez seulement encore une fois un geste de ce genre, et vous n’aurez plus de dents pour manger un seul fruit.

- oh ça va, ça va.. on se calme.. Je pensais joindre l’utile à l’agréable, voilà tout !
- vous vous foutez de moi ?

Le capitaine cligna des yeux devant ce langage peu élégant dans la bouche d’une femme, encore moins de la part d’une ambassadrice, mais après tout ne venait-elle pas d’une île envahie par les mangeurs d’homme ? Il se demanda à cet instant si elle aussi avait déjà mangé des hommes.

-non non, je pensais qu’on aurait pu trouver un arrangement intéressant vous et moi..
- un arrangement, voyez vous ça !
- oui, puisque vous semblez avoir les faveurs du sultan, je m’étais dit que vous pourriez vanter mes mérites auprès de lui..

Ce gars était complètement dingue, et sur la défensive, Jesse le pistolet toujours pointé sous le menton du capitaine, lui demanda.

- et en échange de quoi ? Qu’aurais-je à y gagner ?
- hé bien vous avez peut-être besoin qu’un homme prenne soin de vous..

Elle avait peur de comprendre…

- prendre soin de moi ?
- mais oui poulette, des petits câlins, qu’on se rende…mutuellement service quoi….

Il avait sans doute oublié qu’elle le menaçait toujours avec son arme. Cependant complètement sidérée par la proposition et l’aplomb du capitaine, Jesse se recula vivement, se leva et rengaina son mousquet avant de poser ses mains fermement sur ses hanches, puis tenta de répondre sans hurler à ce triple abruti.

- Sachez capitaine que je ne suis pas femme qu’on couche facilement dans son lit et apprenez que je préfèrerai coucher avec un cloporte plutôt qu’avec vous ! Sur ce je ne vous souhaite pas une bonne nuit !


Jesse avait tourné les talons et planté là le capitaine, fort peu réjoui des paroles entendues. C’est pour cette raison que le lendemain alors qu’ils approchaient des côtes, Ali baba fit mettre un canot à l’eau et s’inclina froidement devant la pirate.

- ma mission est remplie. L’ambassadrice a été ramenée dans son île.

Jesse qui venait d’arriver sur le pont, tourna la tête vers les côtes qu’effectivement, elle apercevait. La pirate se tourna de nouveau vers le capitaine.

- Vous ne songez quand même pas à me larguer dans ce canot si loin des plages ?
- Je suis persuadé qu’une femme comme vous saura parfaitement se débrouiller pour y parvenir. Ou peut-être ne savez vous pas ramer ?

Oh le goujat, elle avait une terrible envie de le gifler là tout de suite, mais bien entendu de part sa position, cela aurait pu être mal interprété.. Pas évident d’être une ambassadrice, car pour le coup, elle l’aurait bien envoyé valdinguer, mais voilààà elle ne pouvait pas… fichtre, et il ne fallait pas oublier qu’elle n’était pas sur son navire mais sur celui d’Ali Baba et ses quarante rameurs.

- Le fait est que le sultan vous a ordonné de me mener jusqu’à mon île, et que nous n’y sommes pas vraiment !

- je lui dirai que nous avons été forcés de vous laisser à distance, craignant que les habitants de cette île s’en prennent au précieux navire de sa majesté.

Ne trouvant plus d’argument, Jesse jeta un coup d’œil au canot. Finalement n’était-ce pas préférable ? Elle n’aurait ainsi pas à ruser pour leur expliquer l’absence de comité d’accueil pour l’ambassadrice d’un royaume qui n’existait pas. Du reste, Jesse soudain se demanda quel genre d’accueil lui réserveraient les habitants de l’île..


- Vous aurez de mes nouvelles !

L’homme ignora la menace et détourna le regard, se moquant visiblement du sort de la pirate.. tout de même quelques hommes auraient pu être fort utiles pour affronter les indigènes de l’île, surtout si les légendes étaient vraies.. Jesse ne salua pas le capitaine et descendit s’installer dans le canot qu’on avait mis à la mer.. Un homme poussa à l’aide d’une rame, le canot loin de la coque du navire quand un cri lui fit redresser la tête. Elle leva les mains juste à temps pour attraper la cage de l’emplumé..

- Tenez, vous alliez oublier ça !! Bonne chance Lady Sparrow !! hahahah…
- tss.. crétin des Indes !

Et Jesse après avoir poussé la cage sur le fond du canot, empoigna les rames et se mit à ramer en direction de l’île..

... ( suite sur l'île du Crâne )

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Dernière édition par Lady Sparrow le Lun 24 Mar - 14:22, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: En mer...   Lun 24 Mar - 14:19

37.
( avant sur l'île du crâne)

Vangelis: les révoltés du Bounty

Le galion avance lentement sur l’eau calme de la mer…. Une mer qui ne porte pas encore de nom et Jesse se demande si elle ne devrait peut-être pas lui en inventer un…. Alors elle songe à tous ces mondes encore inconnus, ceux qui n’ont pas vu de présence humaine, et ceux qui réservent encore bien des surprises aux explorateurs. N’a-t-elle pas toujours rêvé de devenir une exploratrice et découvrir des terres nouvelles, comme beaucoup de personnages célèbres par le passé, cet autre passé qui aujourd’hui n’existe que dans la mémoire des anciens ?

Jesse a retrouvé les cartes dessinées par les complices de Sek et en ouvre une devant elle, une qui ne montre qu’un seul continent avec le vaste océan tout autour, et pour l’instant, deux îles.. Sek lui a expliqué que pour l’instant peu d’explorateurs ont osé se lancer plus loin que ces deux îles pour découvrir ce qu’il y a au-delà… L’aventure est très tentante pour la pirate.. Que trouvera-t-elle au-delà, là-bas tout au sud ? Alors que le soleil se couche, elle regarde à travers les carreaux du château arrière la mer qui scintille… si tout va bien, dans un jour elle touchera terre, dans un jour elle aura atteint le continent..

En attendant, elle déguste son rhum et surtout elle lit page après page le journal de bord du capitaine Pedro de Alvarado* Et là la surprise est de taille, elle découvre que l’homme est un des meilleurs conquistadors et fait partie de l’expédition envoyée depuis Cuba sur le Yucatan.. En 1519, il accompagne Hernando Cortés pour conquérir le Mexique.. soumettre les aztèques et sera l’un des officiers en siège à Tenochtitlan leur capitale… Puis il y a le Guatemala en 1523, et pour finir le Pérou en 1534..

C’est lors de son retour en Espagne qu’il perd tout point de repère et commence la longue errance sur ce nouveau monde… Ainsi donc les dieux des Aztèques et des Incas lui ont réservé l’ultime punition, il est mort en revenant aux sources, en revenant vers ceux dont il a provoqué le déclin sur l’ancienne terre… Ironie du destin… La vie n’est qu’une roue qui tourne et finit toujours par revenir à son point de départ.

Jesse est ivre et n’arrive pas bien à comprendre ces dates qui vont bien au-delà de celles qu’elle a connues…. Tout se mélange ici, plus de point de repère, plus de passé, ni de futur, le temps est devenu comme un énorme nœud où les évènement s’emmêlent …. La pirate finit par s’endormir sur la couche du capitaine, ne réalisant pas qu’elle se tient au même endroit qu’un homme qui est mort des suites d’une longue maladie… Le vieux galion est devenu une tombe pour la moitié de l’équipage et qui sait si après cinquante ans de veille, les ombres de la mort ne rôdent pas encore sur le navire…

* Pedro de Alvarado: RH à suivre..

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MessageSujet: Re: En mer...   Mar 25 Mar - 9:14

- 38 - tempête

Hans Zimmer: Woad to ruin

Le second jour, le vent s’est levé et les vagues agitent méchamment la coque du galion. Jesse a eu du mal pour une fois à se lever. Elle se décide péniblement à sortir sur le pont et va défaire le lien qui bloque le gouvernail. Son esprit a du mal à fonctionner correctement, Jesse n’arrive pas à se concentrer et en passant sa main glacée sur son front, elle réalise qu’il est brûlant.. Ferait-elle encore une de ces poussées de fièvre qui la mènent jusqu’à la folie ? Seule à bord de ce navire, ce serait terrible pour elle, mais après une heure, les symptômes s’aggravent , pas de crise de folie, mais la pirate a de plus en plus de mal à tenir sur ses jambes et s’accroche tant qu’elle peut au gouvernail…

Le vent a encore forci et les voilent sont tellement tendues que Jesse craint de les perdre. Il lui faudrait monter aux haubans et affaler les voiles, mais elle n’en a pas la force, sa vue se trouble ou alors est-ce les trombes d’eau qui à présent se déversent en quantité sur le pont et la trempent en quelques minutes qui brouillent sa vue. La fièvre qui semble la dévorer succède aux frissons qu’elle ne contrôle plus. Hagarde Jesse s’efforce simplement de maintenir le cap alors que l’océan en furie malmène sévèrement le navire. Plus que maintenir le cap, le gouvernail est devenu comme sa bouée de secours à laquelle la pirate s’accroche de toutes ses forces pour ne pas tomber, car si elle tombe une lame passant par-dessus bord peut très bien l’emporter. Par précaution, elle décide de s’attacher solidement à une ligne de vie, une corde qu’elle noue le mieux qu’elle peut autour de sa taille et la maintient proche du mât.

Puis la tempête a raison du petit cacatois, c’est ensuite la voile du grand hunier qui cède dont les drisses battent dans le vent. Finalement c’est trois voiles qu’elle perd ainsi. Le navire est comme fou mais continue de monter et redescendre dans le creux des vagues. Jesse perd la notion du temps, le ciel est si noir.. Elle n’est même plus certaine de son cap. La pirate est en train de traverser un enfer tant autour d’elle que cette fièvre qui l’affaiblit de plus en plus… Pourtant elle lutte de toute ses forces pour ne pas sombrer et ne pas laisser le navire sombrer avec elle..

Alors que tout espoir semble perdu, alors que Jesse est proche de perdre conscience, après des heures de lutte contre la mer déchaînée, des terres se dessinent au loin. Dans un dernier sursaut, la pirate les aperçoit, mais n’y croit pas vraiment, la fièvre la fait délirer, elle se croit à bord de son navire et s’adresse à Parangon.

- aide-moi…guide moi jusqu’à bon port.. je n’y arrive plus

Et Jesse s’effondre sur le pont, son visage pâle tranchant sur le plancher sombre. Les vagues s’abattent sur elle et la malmènent d’un bord à l’autre du navire, mais heureusement la ligne de vie la maintient sur le pont…

Le courant et les vagues finissent par envoyer le galion s’échouer sur un banc de sable où il termine sa course, à quelques mètres seulement du rivage… Jesse a enfin touché terre même si elle ne le sait pas encore.. Rubi qui avait trouvé refuge sur le pont inférieur, émerge au bord de la descente et s’ébroue avant de s’approcher de la femme qui gît inconsciente.. Il émet quelques protestations, pose des petits coups de bec sur la joue de la pirate sans obtenir de réaction..

( suite dans le petit village de pêcheur de Sunliao)

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Donatien
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MessageSujet: Naufrage...   Sam 13 Sep - 8:40

Citation :
En Pleine Mer

Sahar est le pont du bateau, le corps à moitié passé au dessus de la balustrade, en train de vomir tripes et boyaux

Je deteeeeeeeeeeeeeste ce bateauuuuuuuuuu...

double raison de le détester puisque non seulement elle est malade comme un chien mais en plus il l'emmène loin d'Arcadia et d'Hélios.
La voleuse occupée à nourrir les poissons ne se rend pas compte que le vent se lève et que le ciel se charge de nuages noirs.
Les marins s'agitent sur le pont et la bousculent

Oh et hein, on peut plus vomir en paix ?!!
Rahhhh j'vous jure, m'enfin !


et la tempête est sur eux et le vent se déchaine, le capitaine hurle des ordres dans tous les sens.
Un marin jette une corde à Sahar qui se la mange dans la tête

Aouch... hé !


Encordez vous !!!

M'encorder?...
Oh non ....c'est pas bon signe ça... Shocked


le bateau tangue et roule et se secoue dans tous les sens, mettant à mal la pauvre voleuse verte.
Quelle idée aussi d'appeler un bateau le Foudre de Zeus, c'était à prévoir que Poséidon serait pas content se dit la jeune femme superstitieuse .

On va touuuuuuuuuus mouriiiiiii burps....

Elle essaie de s'attacher au bastinguage, chose pas facile quand on est pris de haut le coeur toutes les dix secondes.
Ils atteignent l'oeil de la tempête et là ça part en sucette.
Les vagues se déchainent et une énorme lame soulève le bateau et retombe sur le pont emportant ...Sahar

Gloups gloups gloups....

Un lot de tonneaux encordés ensemble a passé par dessus bord en même temps qu'elle, elle s'y accroche avec énergie et hurle

AU SECOURS !!!

Elle entend qu'on crie


UNE FEMME A LA MER !!!

Mais les vagues la ballotent et l'éloignent du Foudre de Zeus tandis que les marins tentent un joli lancer de bouées.

Nooooon reveneeeeez !!!
Me laisseeeeeeeeeez pas !!!
Sanglote Sahar tandis que le navire devient un point dans la tempête.


.......................

Citation :
Naufragée !

La tempête est terminée, le soleil est revenu.
L'eau froide engourdie Sahar qui somnole sur ses tonneaux qu'elle a réussi à escalader et à s'attacher dessus.
Une voix venue des profondeurs de son esprit


Ysao !

....

YSAO !!!

Hummm?

Ysao, tiens bon...accroche toi...

oui oui Jezz, tu m'connais hein, j'abandonne pas facilement.

Ouvre les yeux, ne t'endors pas sinon tu va mourir et la perle disparaitra avec toi

humm oui...oui

Allez Ysao prends une planche et rame, le rivage n'est pas loin !

Sahar entrouve le paupières et aperçoit la terre devant elle, elle ne saurait évaluer la distance, plusieurs kilomètres sans doute mais le rivage est là , les oiseaux tournoyant dans le ciel le prouvent, un truc de marin ça ^^
Un regain d'énergie motive la voleuse à essayer de ramer grace à une planche arrachée à une des barriques.
Son salut est dans cette bande de terre.

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Donatien
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MessageSujet: Re: En mer...   Dim 14 Sep - 13:42

Citation :
Echouée

Il est des romans où les naufragés échouent sur des plages de sables fins et blancs, le soleil brulant leurs peaux blanches de ses rayons étincelants dans le ciel azur.
Il est des Iles aux sources d'eau fraiche et aux palmiers fournissant ombre et nourriture sous forme de noix de coco juteuses et désaltérantes.
Et il est le roc sur lequel Sahar avait atterrit !
Un caillou long d'un km de large sur deux de long, battu par un vent violent et froid sur lequel ne poussait que quelques pins malingres.

Pourquoiiiiiii ?!!!
Mais qu'est-ce que j'ai fait au dieux !!!


Grelottant dans sa mince tunique de lin, Sahar maudit le sort qui l'avait fait passer par dessus bord.
Dire qu'elle aurait pu etre en Arcadia, au chaud dans une superbe villa, elle aurait même été prête à faire la cuisine pour être là bas près d'Hélios, à ses petits soins.
Que ne s'était-elle laissée marquer ! Rolling Eyes
Non quand même, elle ne peut regretter cette décision. Sa pauvre couenne

La jeune femme fait le tour de son caillou perdu au milieu de l'océan, déjà pour se réchauffer et deuxièmemn pour évaluer le désastre.
Une mort assurée, voilà le bilan de cette exploration.
Bon le pin ca brule bien.
Elle ramasse donc un tas d'aiguille et tente grace à sa broche de faire s'enflammer les brindilles grace aux maigres rayons qui percent sous les nuages.
Elle est concentrée sur cette tache impossible quand elle entend un grognement
Sic....
La voleuse lève le nez.
qu'est-ce donc que cette chose qui fonce sur elle ?
C'est gros trapu avec deux défenses énooooormes Shocked

Ahhhhhhhhhh !!!
Au secours !!!!!


Jamais voleuse n'a grimpé plus vite en haut d'un arbre, les bra,ches lui griffant les bras, les aiguilles lui piquant les fesses

Aïe aouch....

Gruiiiiiiiiiiiiiiiik gruiiiiiiiiiiiiiiik fait le monstre en bas en retournant le tas de brindilles et de gland amassés pour le feu.

Au SECOUUUUUUUUUUUUUUURS s'époumone Shar
HIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII


---------------------

Citation :
Plus loin en mer

HIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII

La vigie sursaute en haut de son mat et son regard se braque sur le rocher au large duquel passe le Drakar


Capitaine !!!

Quel est-ce cri Thorgrim ?

Ca vient du Rocher, un forme blanche qui m'a tout l'air d'une banshee s'agite en hurlant en haut d'un arbre.

Une Banshee ?
Tu délire Thorgrim, les banshee vivent dans les montagnes au Nord d'Asgard.

Une sirène peut-être alors ?

Une Sirène ? Dans un Arbre ?


Curieux de nature, le capitaine ordonne que le Drakar s'approche du Rocher.
Grace à une longue vue, gagné lors du pillage d'un vaisseau utopien, il constate que la forme blanche est une jeune femme hystérique dans un pin au pied duquel un gros sanglier est de train de fouir dans un tas de feuilles.


--------------

Citation :
en route pour Asgard

Sahar soulagée, voit un drole de navires à voile et à rame s'approcher de la cote.
Elle se met à agiter désespéremment des bras, oubliant de s'accrocher, fatale erreur

Ahhhhhh

Pouf !
La voilà qui tombe en vrac au pied de l'arbre, faisant fuir le pauvre sanglier dont le seul but était de manger les glands.
Sahar cligne des yeux en gémissant et son regard tombe sur une paire de bottes fourrées avant de remonter vers un visage rieur mangé par une barbe blonde.

Salut....
J'suis drolement contente de vous voir !
J'ai cru qu'j'allais mourir ici !


Jolie!! ^^

Allez emmenez là à bord, voilà un butin digne de notre Roi.
Il sera content qu'on lui ramène !!
Ca sera toujours mieux que les misérables sac de grains pillés à ce village...


Oh non ça r'commence....
arghh


Sahar est soulevée comme un sac de patate par un solide gaillard et emmenée dans le Drakar, direction Asgard.
Au moins ont-ils la délicatesse de lui donner une grande fourrure dans laquelle se réchauffer.
Promis, elle va essayer de ne pas vomir dedans!

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MessageSujet: Re: En mer...   Dim 26 Oct - 23:02

1.

Découvrez Vangelis!


Se tenant appuyé contre la lisse, Cortès fixait le navire à travers sa longue vue, mais alors que son lieutenant le pressait de questions, il lui était impossible d’identifier les couleurs du navire.

- Des pirates mon capitaine ?
- Non, pas de pavillon pirate en vue.
- un vaisseau armé ?
- c’est que.. Je n’ai encore jamais vu tel navire, à moins que..
- que ?
- des orientaux peut-être, des perses…
- mais mon capitaine !
- oui je sais, Abel, je sais.. mais ça ne veut pas dire que nous naviguions proche de leurs terres. Nous ne sommes après tout pas les seuls navigateurs

Cortès décolla son œil un instant de sa longue vue pour adresser un sourire rassurant à son lieutenant, mais d’après son expression, celui-ci ne l’était guère. Tous savaient qu’ils avaient perdu leur cap, depuis qu’ils avaient passé l’île de Noronha. Mais alors ils se trouvaient encore très loin de l’océan Indien. Le capitaine fixa à nouveau son œil à la longue vue et tous firent silence tandis qu’il observait le navire arrivant droit sur eux. Il devait prendre une décision et vite. Peut-être que s’ils n’avaient pas manqué aussi sérieusement de vivres, aurait-il déjà pris le large, mais il devait saisir cette chance si petite fut-elle. Il se tourna vers le maître d’équipage et ordonna :

- qu’on hisse le pavillon de détresse*
- Capitaine ?
- Faites exécuter cet ordre bon sang !

Cortès apercevait à présent les hommes d’équipage sur le pont qui comme eux, les observaient à la lisse, leur capitaine en tête. Cortès baissa sa longue vue. C’était un vaisseau armé, appartenant à une marine dont il ne reconnaissait pas les couleurs, ce qui le perturbait terriblement. Il ajouta après réflexion, réalisant qu’il prenait un risque supplémentaire.

- Ferlez les voiles !

Le lieutenant transmis l’ordre au maître lieutenant qui transmit ensuite au reste de l’équipage. Rapidement les hommes grimpèrent aux haubans et serrèrent les voiles sur les vergues. Le navire peu à peu s’immobilisa alors qu’en face des ordres étaient donné pour aborder le Santa Maria*

* Pavillons: RH à suivre.
* Santa-Maria: petit clin-d'oeil à l'une des trois caravelles qui mena Christophe Colomb en Amérique, en 1492.
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MessageSujet: Re: En mer...   Mer 29 Oct - 11:17

2.

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En ce moment, Cortés le savait, se jouait sa dernière carte. Ces hommes qui s’apprêtaient à poser leurs pieds sur le pont du Santa-Maria, pouvaient les sauver, comme ils pouvaient leur enlever ce dernier espoir qu’ils leur restaient. Peut-être que leur capitaine déciderait de les faire prisonnier, mais au moins, ils seraient vivant. Cortés leva les yeux au ciel, et fit une dernière prière silencieuse avant de s’avancer face à ces hommes qui glissaient des passerelles par-dessus son bord.

Chacun des hommes, les siens comme ceux qui arrivaient en face, affichaient des visages tendus, leurs mains crispées sur leur sabres et leurs pistolets, parés à combattre au moindre signe d’alerte.
Cortés fixa le capitaine du navire étranger, et leva les mains pour faire un signe à ses hommes de baisser leurs armes.

- Personne ne tire si je n’en donne pas l’ordre !

Il y eu alors un lourd moment de silence, comme si le temps s’était arrêté. D’un côté, des hommes malades et affamés, affaiblis par ce long voyage sans fin, et en face, des hommes en pleine santé qui dévisageaient ces marins venus d’un autre monde. Cortès lui, ne lâchait pas des yeux leur capitaine, attendant un signe, un geste, une lueur d’espoir, car c’était à présent que tout allait se jouer.

Alors à son tour, l’homme fit un geste à son équipage et leur parla dans une langue aux accents gutturaux que Cortès avait déjà entendue, mais ne comprenait pas. Un immense soulagement toucha chacun de ses hommes alors qu’en face, les marins baissaient leurs armes sur l’ordre de leur capitaine. Ce dernier fit un pas en avant et s’exprimant dans un anglais déformé par un fort accent.

- Je suis capitaine Darkhâm, des armées djamiliennes. Vous être dans territoire de liberté.

Cortés haussa un sourcil étonné, n’osant pas encore croire que le vent avait enfin tourné pour le Santa Maria. Des territoires de liberté ? Avait-il bien compris ? Il se présenta à son tour, dans un anglais parfait.

- Je suis le capitaine Felipe Cortés, de la marine royale d’Espagne.
- Espagne ?
- oui, au service de la reine Isabelle.

Le capitaine Darkhâm fronça les sourcils et échangea un regard avec l’un de ses hommes, puis il regarda à nouveau Cortés et hocha la tête.

- vous avez chance. Ces eaux sont pleines de pirates. Nous escorter votre navire jusqu’à Birem.
- Birem ?

C’était un nom qui lui était inconnu, pourtant Cortés avait une parfaite connaissance de la géographie, du moins celle déjà tracée par d’autres explorateurs avant lui. Il ne comprenait pas du tout de quel côté ils avaient pu naviguer. L’homme hocha la tête, et soudain Cortés eut une idée.

- vous permettez ? Venez, je veux vous montrer quelque chose.

Il fit signe au capitaine Darkhâm de le suivre dans sa cabine où sur son bureau, étaient encore ouvertes les cartes qu’il examinait inlassablement jour après jour. Il poussa de côté ses propres dessins, pour sortir la carte du monde inspirée du célèbre Imago Mundi* pour la pousser devant le capitaine Darkhâm.

- Montrez-moi où est Birem.

L’homme jeta un coup d’œil à la carte, plissa les yeux et dévisagea Cortés avec un étrange regard. Il secoua la tête, et repoussa la carte de côté.

- Non, pas cette carte. Moi montrer à vous.

De plus en plus perplexe, Cortés suivit le capitaine qui ressortit de la cabine, et l’invita à le suivre sur son propre navire, sous le regard des hommes d’équipages qui murmuraient entre eux, à la fois heureux de voir que tout avait l’air de se passer pour le mieux, et intrigués par les allées et venues de leurs capitaines. Cortès découvrit une superbe cabine aménagée sur l’arrière du navire dont la construction ne ressemblait pas du tout au Santa-Maria. Mais il était encore plus curieux de découvrir ce que voulait lui montrer Darkhâm. Celui-ci à son tour, déroula un parchemin devant lui et Cortès s’y pencha, examinant les dessins topographiques, si précis et toutes les annotations. Son visage se décomposa. Rien de ce qu’il voyait ne lui rappelait quelque chose qu’il connaissait, rien, aucun point de repère, si ce n’était les indications nord, sud, est et ouest. Il se tourna vers Darkhâm.

- Je ne comprends pas ! Je ne connais pas ces pays, cette carte.. Ou est l’Europe ? Est-ce une carte de votre pays ?

Oui peut-être que c’était une carte de chez eux à une échelle plus grande. Mais l’homme semblait comprendre le désarroi de Cortés et se détourna pour prendre un livre sur l’une de ses étagères qu’il lui montra. Les symboles encore une fois, ressemblaient à ce qu’il avait déjà vu en orient, mais les dessins eux n’avaient pas besoin de traduction. Il parcourut le livre et reconnu des images de ce monde auquel il appartenait.

- Je crois que vous devriez assoir. Vous êtes un voyageur.
- oui, je suis un explorateur et..
- non, je veux dire, vous n’êtes pas d’ici. Vous êtes comme ces voyageurs qui arrivent autre terre. Ici ce n’est plus terre des anciens, ici vous être terre de l’homme libre.

Alors le capitaine Darkhâm lui désigna une carte presque similaire à celle que lui avait montré Cortés, la repoussa d’un geste brusque, et posa à sa place, celle qu’il avait montré en premier à Cortés. Ce dernier ne pouvait croire en une telle chose. Mais alors qu’il dévisageait le capitaine Darkhâm, l’homme hocha la tête d’un air entendu. Il savait que le voyageur venait de comprendre…




* l'Imago Mundi: est un livre de cosmographie publié pour la première fois en 1410 par le théologien français Pierre d'Ailly.

L’ouvrage est en fait une série de 12 traités, dont le premier s’intitule Tractatus de Imagine Mundi. Il circule d’abord sous forme de manuscrit. Vers 1583 paraît la première édition imprimée (gravée sur bois) à Louvain.

L’ouvrage est illustré d’une carte du monde, encore influencée par les cartes T-O (Terrarum orbis) du Moyen Âge. Contrairement à la plupart des cartes médiévales, elle place le nord en haut de la page. La terre apparaît sous forme de globe divisé en zones climatiques, et les terres émergées sont rassemblées dans l’hémisphère boréal.

Christophe Colomb possédait un exemplaire plus tardif (vers 1487 ?) de l’ouvrage de Pierre d’Ailly lorsqu’il embarqua pour son premier voyage vers l’Amérique. Cet exemplaire annoté de sa main est conservé dans la bibliothèque Columbine de Séville. ( wiki source)
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MessageSujet: Re: En mer...   Ven 31 Oct - 13:36

3.



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Cortès avait très bien compris ce que laissait entendre Darkhâm, mais il ne pouvait se résoudre à accepter pareille vérité. Un homme tel que lui qui avait si soif de découverte, qui avait exploré tant de pays, ne pouvait pourtant se résoudre à cette évidence. Il sut que désormais il ferait tout pour regagner l’Europe, dut-il explorer toutes les terres de ce nouveau monde que lui présentait le capitaine, afin d’en retrouver le chemin.
Et à voir l’envergure de ce continent unique, cela lui demanderait beaucoup de temps.


- Où est Birem ?
- Ici, à Djamila la belle.

Cortés regarda la carte et désigna d’autres points.

- et là ?

- territoire des amazones. Grand désert, terre très sèche.

Cortès dévisagea le capitaine en plissant les yeux. Des amazones ? Il connaissait l’histoire de ce peuple qu’on disait appartenir à la mythologie. Mais peut-être n’était-ce qu’une appelation. Il pointa alors son doigt de l’autre côté de la carte.

- et cette île ?
- île du Moine, ça être repère de pirates !

Voilà quelque chose qui avait de nouveau de quoi surprendre, mais Cortés ne se démonta pas.

- Et là ?
- c’est Arcadia, peuple aux grandes idées.
- Arcadia ? en Grèce ?

L’homme le dévisagea en silence et secoua la tête.

- Laissez-moi inviter vous à ma table pour un repas ! Vous avoir besoin de reprendre des forces.

Cortés leva la tête pour regarder le capitaine qui lui souriait et lui désignait sa table. C’est vrai qu’il mourrait de faim, mais il songea aussi à ses hommes.

- C’est très aimable à vous, mais mes hommes eux aussi ont faim et..
- il leur sera fourni nourriture, ne vous inquiétez pas.. Venez, moi vous parler de Liberty Human, vous avoir sans doute beaucoup de questions.

Cortés hocha la tête et se laissa fléchir. Il s’installa à la table alors que le capitaine Darkhâm appelait son intendant pour qu’il fasse servir leur repas dans sa cabine.
Et comme il lui avait promis, Darkhâm lui parla de ce nouveau monde, il évoqua l’alliance des royaumes de l’orient, lui parla du monde le plus à l’est, pays du soleil levant, évoqua les terres glacées d’Asgard, règne des vikings, celui très étrange et peu visité de Swizzerland, lui parla des celtes et d’Ynys Pridein, puis de Vestalia Imperrii, grande puissance armée et enfin d’Utopia, la capitale. Puis pointant le doigt sur la croix que Cortès portait en pendentif autour du coup.


- Ils ont même symbol à Utopia. Nous avoir celui-là.

L’homme lui montra un croissant de lune gravé ainsi que l’étoile sur la chevalière en or qu’il portait à la main droite, le symbole de l’Islam. Cortès comprit que où qu’il se trouvât, ce monde là présentait bien trop de similitudes avec celui qu’il avait connu. Soudain il songea qu’il y avait peut-être un continent encore inexploré, même si ce que Darkhâm lui avait montré, ne correspondait pas à cette idée.
Et le navigateur qui rêvait de grandes découvertes, se dit que ce rêve était peut-être à portée de main.


( suite au port de Birem, Djamalia)
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