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 L'oasis d'Abouar

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MessageSujet: L'oasis d'Abouar   Dim 13 Avr - 8:16

L'oasis d'Abouar




Cette oasis est l'une des plus grande du désert Djamilien. Elle se situe au sud est du pays, non loin de la croisée des chemins et sert de rendez-vous a tous les nomades et les marchants qui traversent le desert vers l'Arcadie, la Croisée des chemins ou l'île au moine (y'en a qu'ont peur de rien ). C'est un lieu pacifique, celui qui y entre avec des intentions belliqueuses est assuré de n'en jamais ressortir vivant. Même les guerres qui opposent régulièrement les clans de nomades n'ont jamais souillé cette oasis, au contraire elle sert de plateforme aux negociations de paix.


Dernière édition par Nacara le Dim 13 Avr - 9:19, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: L'oasis d'Abouar   Dim 13 Avr - 8:23

-3-

(Avant)


La caravane s'étirait sur plusieurs kilomètres, serpentait entre les dunes sous un soleil de plomb. Les voyageurs parlaient peu, ils préféraient économiser leur salive et l'eau trop chaude que contenaient leurs outres. Nacara chevauchait complètement a l'arrière, elle avait été autorisée a suivre la caravane mais n'en faisait pas partie. Son visage presque entièrement couvert la protégeait de la poussière et après les premiers kilomètres Milka avait accepté de se laisser couvrir les naseaux car toute la poussière que soulevaient les pas des chameaux et des cheveaux devant elles l'empêchait de respirer. Depuis qu'elles étaient de nouveau parmi « la civilisation » la jument faisait de plus en plus montre d'un vrai caractère d'âne, elle refusait de laisser Nacara s'approcher quand celle-ci arrivait avec la selle dans les mains, et elle faisait deux ou trois pas de coté quand sa cavalière essayait de mettre le pied a l'étrier. Nacara savait bien que brusquer un animal n'est pas la meilleure façon de s'en faire obéir mais Milka commençait, lentement mais sûrement a l'énerver; si bien qu'elle n'avait pas insisté quand la jument avait refusé la pièce de tissu destinée a la protéger de la poussière.

Les jours et les nuits se succédaient tous semblables, il leur faudrait encore au moins une semaine avant d'arriver a Djamila, « avec de la chance » murmuraient dans leur coin les plus anciens en invoquant le nom de leur dieu. Le désert était troublé ces derniers temps, certains clans de nomades avaient pris les armes sans que personne ne sache pourquoi et attaquaient les caravanes qui passaient sur un territoire dont ils étaient les seuls a connaître les limites. Tous savaient que plus on approchait du désert de roche plus cette menace était présente. Nacara souriait sous son voile, elle n'arrivait pas a déterminer ce que les marchants craignaient le plus : perdre leur marchandises ou perdre la vie.

Lorsque, le soir venu la caravane s'arrêtait pour la nuit, il fallait quelque fois plusieurs heures aux derniers pour rejoindre le camps qui se formait alors. Ils arrivaient lentement, d'une démarche lasse, couverts de sable et de poussière et s'assemblaient autour des feux qui brillaient déjà vivement pour monter leurs tentes, deteller leurs montures et s'installer pour la nuit.
Plus la tension montait parmi les caravaniers et plus les regards convergeaient sur celui qui se faisait appeler Sinan. Ses deux lames brillantes qui coupaient comme des rasoirs, son arc, même sans corde. Et il y avait cette immense tunique qu'il portait par dessus tout le reste, elle devait sûrement dissimuler ses noirs secrets, d'autant plus que personne ne l'avait jamais vu l'enlever, pas plus qu'on ne l'avait vu ôter une seule fois le turban qui lui couvrait la tête. s'il avait été un vrai nomade cela eu été on ne peu plus normal mais il ne trompait personne. Et il était bien connu que seuls ceux qui avaient quelque chose a se reprocher pouvaient croire que la tenue de nomade était un bon déguisement.
Elle n'avait que faire de ce genre de soupçons, même s'ils avaient compris que Sinan n'était probablement pas celui qu'il disait être, pas un seul ne devinait qui se cachait vraiment derrière le regard énigmatique de cet homme sans âge. Ils pensaient que Sinan était un homme déguisé. Personne ne se doutait qu'une fois le camps complètement endormi il quittait sa tenue d'étranger taciturne pour devenir Nacara l'amazone. Elle déambulait en silence, se dissimulait parmi les ombres juste le temps de prendre un peu d'eau pour se débarrasser de la poussière de la journée et laisser respirer sa poitrine continuellement compressée par le plastron de cuir.

Milka faisait elle aussi sa vie dans son coin, Nacara la laissait libre de faire ce qu'elle voulait après lui avoir enlevé sa selle et l'avoir brossée rapidement. Elle se baladait, rendait visites aux autres chevaux, faisait toujours des détours pour éviter les humains qui s'approchaient un peu trop.
L'un des marchand avait tenté de l'attraper plusieurs fois, par tous les moyens, ou presque, sans succès. Elle ne l'avait pas laissé approcher, avait dédaigné les appas dont ils jalonnait le chemin qu'il voulait lui faire emprunter, et avait renoncé a jouer avec l'Akal Téké qu'elle semblait apprécier plus que les autres quand elle avait compris qu'il servait d'appas lui aussi. Nacara avait regardé tout cela de loin, un rictus moqueur sur le visage tout en dégustant les quelques vivres qui composaient son repas. Elle avait décidé de ne pas intervenir, Milka semblait se débrouiller toute seule et se fâcher avec ce marchand qui semblait influent n'arrangerait pas du tout ses affaires. l'homme n'avait pas renoncé, ce n'était pas dans la nature d'un marchand Djamalien, d'autant plus qu'il n'avait aucun scrupule. Voler la monture d'un étranger qui se cachait de la sorte ce n'était pas vraiment du vol étant donné qu'il l'avait probablement volé lui aussi.
Malgré ses aventures nocturnes la jument n'était jamais bien loin quand arrivait le petit matin. On repartait aussi tôt qu'on était arrivé tard, pour profiter de la relative fraîcheur de l'aube. Et le petit balais entre la monture récalcitrante et son cavalier impatient recommençait.

Plus les jours passaient et plus Sinan devenait réel dans l'esprit de Nacara, elle ne pouvait s'empêcher de penser a lui comme a une personne a part entière, il n'était plus seulement une couverture pratique, il prenait vie, avec son caractère taciturne, avare de gestes et de mots, ses manies de vieux baroudeur qui faisait toujours passer son cheval et son matériel avant sa personne. Même si chaque détails était calculé pour permettre a Nacara de dissimuler sa façon de se mouvoir, sa voix, et sa nature Sinan prenait vie un peu plus chaque jour.

La semaine de voyage s'écoula lentement, Nacara avait rapidement trouvé un rythme calqué sur celui de la caravane, et elle se fondait lentement dans cette tranquille routine. Elle était consciente que cela ne pourrait pas durer toujours ce qui rendait chaque instant de calme plus précieux encore. Le calme avant la tempête, la préparation d'un combat. Le pas lent de Milka la berçait tout le jour, endormait ses sens, reposait son corps et pourtant elle n'avait jamais été aussi consciente de chaque chose qui l'entourait, de chaque petit détail. Étrange.

Un soir enfin, alors que le soleil se couchait lentement sur l'horizon, la caravane entra dans une immense oasis, ils avait définitivement quitté la croisée des chemins et Djamila s'entendait devant eux.


Dernière édition par Nacara le Lun 12 Mai - 0:19, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: L'oasis d'Abouar   Mar 15 Avr - 9:40

-4-

Nacara s’approcha d’une tente a pas lent, l’homme installé devant lui fit signe d’approcher et rajouta un verre sur le plateau de la table.
-Assied-toi !
-Bonjour.
Elle s’installa en tailleur de l’autre coté de la table et regarda Amine lui servir un thé noir et brûlant.
-C'est une bénédiction que nous ayons pu arriver jusqu'ici sans problèmes.
Nacara hocha la tête et pris le verre que lui tendait son hôte.
-Ici nous sommes en sécurité mais qui sait ce qui arrivera lorsque nous repartirons.
Amine se pencha sur la table.
-Il ne faut pas parler ainsi des noirs lendemains, il faut profiter de la joie que nous offre la vie aujourd'hui.
Nacara hocha la tête sans rien ajouter, puisqu'ils préféraient ignorer les troubles qui agitaient le désert, elle n'était pas du genre a se soucier outre mesure de ce que lui réservaient les lendemains quels qu'ils soient.
Amine du finir par comprendre que l'homme qui se trouvait en face de lui n'était vraiment pas là pour faire la conversation, mais il ne s'en formalisa pas outre mesure, après tout l'étranger payait et le client est roi.

-Reste là, je vais chercher ce que tu m'a demandé.
Il ne lui fallut que quelques secondes pour ressortir de sa tente les bras chargés de pièces de cuir qu'il étala devant lui.
-Voila le carquois, les deux fourreaux et les gaines de couteaux.
Nacara les prit lentement et les détailla un a un, c'était exactement ce qu'elle lui avait demandé, le cuir était de la meilleure qualité, les coutures impeccables, le tout d'une solidité remarquable. Elle hochait la tête, satisfaite, a chaque détail. Elle avait eu raison tout comptes fait de confier ce travail a Amine, la publicité qu'on lui faisait n'était pas mensongère et même si cette qualité avait un prix finalement cela en valait la peine.
-C'est parfait, vous faites un travail formidable.
Elle passa un bras pardessus son épaule pour saisir l'une des courtes épées qu'elle avait attaché dans son dos et la fit glisser lentement dans le fourreau qu'elle tenais a la main.
-Vraiment parfait.
Amine ne semblait pas vraiment rassuré de voir cet homme, qui n'était somme toute qu'un étranger, manier ses lames sous son nez. Elle posa lentement l'épée dans son fourreau sur le sol devant elle comme pour montrer qu'elle n'avait l'intention de faire de mal a personne et adressa un des sourires rare et bourru de Sinan au vieil homme.
-Je vous doit encore l'autre moitié de la somme.
Somme qui était malgré tout bien supérieure a ce que valait réellement ce qu'elle achetait, mais même après un marchandage ardu Amine avait catégoriquement refusé de baisser son prix. Il appliquait, comme tous ses confrères une sorte de taxe pour étrangers qui faisait augmenter les prix en fonction de la tête du client. Et Sinan n'avait définitivement pas une bonne tête, beaucoup trop... ou pas assez... bref une tête d'étranger. Elle plongea la main sous sa tunique pour prendre ce qu'elle devait encore au vieux maroquinier et fit tomber les pièces d'argent dans sa main tendue.
-Encore merci.
« Je le paye une fortune pour trois bouts de cuir et j'arrête pas de le remercier et de le féliciter, z'ont de la chance que j'ai décidé d'être gentille. »
Elle ruminait de sombres envies de tout envoyer bouler, y compris la paix et la tranquillité qui étaient de mise dans cette oasis, seul petit bémol, le châtiment pour un tel crime était la mort la plus lente et la plus douloureuse que l'ont puisse inventer, de quoi refroidir toute velléité d'anarchie.
Elle avait expédié les adieux a ce voleur d'Amine et installée en tailleur sur le sable a l'endroit ou elle avait décidé de s'installer pour la nuit elle entreprit d'assigner a chaque fourreau et a chaque gaine l'arme qui lui était destinée. Les épées, les poignards et autres couteaux de lancer. Elle les ajusta a la taille de Sinan, pardessus l'épaisse tunique, les vêtements et le plastron de cuir. A la nuit tombée elle pourrai vérifier si ils convenaient aussi a la carrure de Nacara. Elle avait demandé a Amine de lui faire des lanières qu'elle puisse régler comme bon lui semblait.


Dernière édition par Nacara le Lun 12 Mai - 0:22, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: L'oasis d'Abouar   Jeu 17 Avr - 8:45

Une semaine. Une semaine qu’il était arrivé à cette oasis. Il n’avait pas mis plus d’une demi journée pour arriver de son refuge à ici. Mais depuis… Il n’avait pas avancé d’un pouce. Le contact de son maître avait été à la hauteur de leur amitié. Il lui avait prodigué les derniers soins, l’avait nourri et hébergé depuis son arrivée.
En effet, bien que son maître ait été clair sur la question, Mohandir l’avait conseillé tout autrement. Et pour une fois il avait été plus judicieux de ne pas suivre les ordres de son maître. Comme lui avait dit son nouvel hôte, les relations entre nomades devenaient de plus en plus chaotiques. Et à présent les voyageurs seuls, étaient soit la cible de leurs attaques, soit de celles des caravaniers qui craignaient les voleurs. Ainsi, il lui avait conseillé de ne pas reprendre la route avant la prochaine caravane. Personne n’était hostile ici, et il valait mieux pour lui qu’il s’intègre à l’oasis, qu’en plein désert.


Et la dite caravane avait mis près d’une semaine à arriver. Une majorité d’entre elles étaient de plus en plus détournées, attaquées ou parfois tout bonnement annulées par les marchands qui n’osaient plus se hasarder sur de trop dangereux chemins.
Le conseil de Mohandir avait été le suivant.
« Offre tes services en tant que mercenaire à l’un des marchands. Il acceptera de subvenir à tes besoins le temps du voyage en échange de ta vie pour sa marchandise. Tu pourras ainsi atteindre Djamila et y faire tes affaires. De là essais de rejoindre Arcadia, c’est le chemin le plus court pour rentrer ensuite dans ton pays. » Najid avait compris que son maître avait utilisé ses traits pour couvrir sa fuite. Ainsi il n’était qu’un pauvre sunlaoïste perdu en plein désert pour une mission quelconque à Djamila.

Et à présent, il était assis sur un rocher, observant les hommes qui discutaient autour d’un feu ou aux abords d’une tente dressée pour la nuit. Mohandir lui avait précisé qu’ils s’arrêtaient généralement une petite semaine, pour commercer avec d’autres caravaniers de passage ou les habitants du coin. Il devait trouver celui qui accepterait un parfait inconnu, qui plus est clairement étranger pour protéger ses marchandises. L’un des caravaniers avait attiré son attention. Sans doute à cause de sa voix qui portait bien mieux que celle des autres, de ses gestes démesurés qui accompagnaient chacune de ses conversations et la taille de sa tente, la plus imposante de tout le campement.

Evidemment, tout marchand qu’il était il demanderait à Najid de faire ses preuves. Ce dernier s’attendait donc à un test en tout genre en voyant le regard de l’homme s’illuminer d’une étrange lueur de convoitise.

« Il y a aux alentours du campement, une jument. Elle répond au nom de Milka, bien que n’appartenant à personne, elle refuse de se laisser prendre. Si tu me la ramènes je pense que je pourrais laisser mes marchandises et ma vie entre tes mains. Tu as jusqu’au lever du soleil pour accéder à ma demande… »

Et c’est ainsi que l’assassin se retrouvait maintenant à guetter les faits et gestes d’une vulgaire monture. Deux heures qu’il l’observait et il était maintenant sûr et certain de pouvoir l’approcher. L’animal le regardait d’un air intéressé, Najid en était à se demander qui essayait de capturer l’autre. La jument semblait s’amuser de ce nomade qui n’osait l’approcher de peur de la voir s’enfuir. Et elle avait l’air de prendre un malin plaisir, à l’approcher d’un pas pour reculer de deux lorsqu’il lui prenait l’envie de tendre la main. Et finalement c’est elle seule qui décida qu’il était l’heure pour eux deux d’échanger plus qu’un coup d’œil malicieux. Elle s’approcha et se laissa même caresser l’encolure par le jeune homme qui tout heureux d’avoir pu enfin la toucher n’entendit pas les pas derrière lui.

Une voix brisa le silence de la nuit.

Eloigne toi tout de suite de cette jument !

Ce n’était ni la voix du marchand, ni celle de Mohandir. La jument n’appartenant à personne, il n’avait pas plus à réfléchir que de se débarrasser de ce trouble paix intempestif, et il dégaina son épée dans un large mouvement rotatif. L’homme eut tout juste le temps de sortir son épée pour arrêter le coup que Najid lui portait dans un demi-tour valseur, digne d’une danseuse djamilienne.
Sous la puissance du coup, il fut projeté en arrière et Najid reprit ses assauts de plus belle. Ne retenant même pas sa force, il le fit reculer de plusieurs mètres, l’obligeant à se protéger à la fois avec son épée et une de ses larmes courtes.
L’assassin n’y voyait là qu’un banal entraînement. Son adversaire n’arrivant guère à lui porter d’attaques, fussent-elles précises ou puissantes.
Un des marchands traversa le champ de vision de Najid, qui l’espace d’un instant faillit stopper net le combat. Peut être l’homme alerterait-il les autres et que troublant la nuit de cette oasis réputée pour n’abriter aucun conflit, les deux combattants seraient tout bonnement lapidés. Mais le sourire qui apparut sur le visage du passant le conforta dans l’idée que la disparition de son adversaire ne troublerait personne à quelques kilomètres à la ronde.
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MessageSujet: Re: L'oasis d'Abouar   Ven 18 Avr - 4:02

-5-

Pas le temps d’y réfléchir a deux fois, l’homme se jette sur elle comme un fou furieux et lui assène des coups d’une puissance incroyable. Elle pare, esquive, bloque mais pas moyen de trouver une faille, il enchaîne a une vitesse incroyable, l’épée est une partie de lui, et elle a eu de la chance d’arriver a tenir jusqu'à maintenant en ne faisant que céder du terrain sans se laisser toucher.
« Reveille-toi Nacara ! A quoi sert ce que je t’ai enseigné ? »
C’est une voix venue d’un autre age qui lui donne un coup de fouet.
Elle recule, encore un pas, l’épée s’abat sur elle sans relâche, elle vide son esprit de tout ce qui n’est pas son adversaire, de tout ce qui est inutile. « je te vois ». Un bond en arrière pour s’éloigner, assure sa prise sur ses armes et se jette à son tour sur l’homme qui lui fait face. Le combat est beaucoup plus égal maintenant. Pas vraiment en sa faveur mais au moins elle donne autant de coups qu’elle en reçoit.
Il est plus fort et plus rapide. Meilleure technique. Beaucoup plus entraîné….
Son pied glisse, elle pare en catastrophe le coup destiné a lui arracher un bras, tombe a genoux, bloque la lame qui arrive sur son visage et repousse de toutes ses forces. Il fait un pas, deux en arrière retrouve son équilibre, elle se redresse attaque la première, il se laisse faire, attend une faille.
Il frappe, elle recule, ils se tournent autour, s’observent une seconde, leur lames s’entrechoquent. Elle ouvre sa garde une demi seconde, c’est risqué, il s’engouffre dans le piège, leurs deux épées volent et atterrissent dans le sable un peu plus loin. Ouais c’était pas tout a fait le but mais tant pis. Pendant un instant il a regardé sa lame voler loin de lui, elle s’y attendait… plus ou moins. Une lame courte dans chaque main elle se jette sur lui, deux poignards apparaissent comme par magie. Déjà vu ce type d’armes quelque part….
Ils se battent quasiment au corps a corps, coups de pieds, de coudes. D’un coup elle est contente de n’avoir jamais enlevé les protections de ses tibias et de ses avant-bras dont le métal la protège.
Bon, ça peut durer longtemps, ou pas, je me fatigue plus vite que lui.
Un coup dans la poitrine, paré de justesse, la fait reculer de plusieurs pas…. Et de plusieurs années. Déjà pris ce type de coups quelque part. Et les vêtements de Sinan qui ne sont franchement pas pratique pour ce genre de combat.
Faut finir ce combat, sans se faire tuer. L’impression fâcheuse que l’autre ne pense pas, pas avec sa tête en tout cas, se contente d’enchaîner les attaques comme une machine. Une erreur, une estafilade sur le bras, une seconde et la lame laisse une marque sur sa joue. Il s’est découvert elle fait sauter le poignard de sa main et se prend un coup de poing magistral, le plastron la protège, un peu. L’autre poignard se dirige vers ses côtes. Elle recule a peine et au lieu de se faire poignarder elle a droit a une estafilade brûlante sur le ventre, la lame s’emmêle dans ses vêtements. Il ramène le bras gauche en arrière, va frapper la paume ouverte. C’est l’instant de vérité. Elle lâche ses lames et attrape le poignet qui lui arrive sur le visage, sent le mécanisme se bloquer sous ses doigts, elle avait vu juste. Le temps s’arrête, L’homme regarde son bras, surpris. Une lame aurait dû jaillir de son poignet et se planter entre les deux yeux de son adversaire.

-Je savais bien que j’avais déjà vu ça.
Il recule, méfiant, la détaille, hésite. Elle retire le poignard de ses vêtements et touche la blessure, à quelques centimètres près il l’éventrait. Elle se penche sans le quitter des yeux pour récupérer ses armes.
-Tu veux toujours me tuer ?


Dernière édition par Nacara le Lun 12 Mai - 0:24, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: L'oasis d'Abouar   Mer 23 Avr - 11:52

Il recula d’un pas la main toujours en suspens, prête à s’abattre sur cet homme.
Il connaissait le mécanisme de sa lame. Il l’avait déjà vu et en savait assez pour l’avoir bloqué.
Ses mots résonnaient dans son esprit.
« Tu veux toujours me tuer ? »
Qu’est ce qui l’en empêchait ? Il n’était personne. Un inconnu qui ne faisait pas partie de sa fraternité vu le lamentable combat qu’il avait mené plus tôt. Un inconnu qui connaissait un de leur secret. « Quiconque apprenant quoique ce soit sur notre organisation doit être éliminé sur le champ » C’était la voix du chef de cellule qui avait à présent envahi ses pensées.
Ni une, ni deux, il plonge vers celui qui l’a arrêté quelques minutes avant. Il ne doit pas survivre à ce combat, car il nous connaît. Ainsi était le nouvel ordre que son esprit, parfaitement formé par la confrérie, venait de lui donner.
Les coups se remettent à pleuvoir sur les avants bras et les cotes de son opposant.
Il hurle, jure, crache tout autant ses mots que le sang qui lui a envahi la bouche.

Arrête !
Rien ni personne ne peut à présent arrêter l’assassin. Il doit mourir, un point c’est tout. La machine à tuer est en marche, et elle avance tout autant que l’adversaire recule. Un caillou roule sous les pieds de sa victime, elle chute en arrière, perdant l’équilibre un millième de seconde. Najid lui envoie un prodigieux coup de pied dans le sternum, l’homme étouffe un cri de douleur.
Le coup de grâce à présent, il va l’achever sans autre cérémonie avec l’épée qu’il a récupéré en s’avançant vers lui. Et au moment où il le se penche pour en finir, le trou noir. Un choc sans précédent contre son crâne et la perte de connaissance qui s’en suit.
Avant de tomber inerte, il tourne imperceptiblement la tête et aperçoit Milka. La jument dans un élan de sympathie pour son maître de fortune, avait rué l’assassin avant que l’amazone ne succombe.


(suite)


Dernière édition par Najid le Lun 12 Mai - 0:26, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: L'oasis d'Abouar   Sam 10 Mai - 5:12

-8-

Ils avaient sagement attendu la nuit dissimulés parmi les dunes qui surplombaient l'oasis. Elle semblait presque déserte par rapport a l'activité bourdonnante qui y régnait trois jours plus tôt. Étrange, les marchands restaient plus longtemps que cela habituellement... . Peut être que les troubles qui agitaient le désert les avaient poussés a continuer leur voyage afin de se retrouver plus rapidement a l'abri des murs d'une ville. Peu importait en fait, la seule chose qui l'intéressait c'est qu'elle ne risquait pas de croiser une tête connue. Elle devait déjà trouver un moyen pour que le sans-nom se tienne tranquille pendant qu'elle allait chercher des vivres et de l'eau, de quoi tenir au moins jusqu'à la prochaine oasis.

La nuit étendait maintenant son manteau de ténèbres sur le désert, de là ou ils étaient ils pouvaient clairement voir tous les feux qui éclairaient de petits groupes, en se concentrant un peu ils pouvaient même compter le nombre de personnes présentes dans l'oasis. Nacara ne comptait pas descendre et se présenter gentiment pour demander de la nourriture, elle en avait marre des regards que recevait Sinan, il n'avait rien fait le pauvre! L'assassin, malgré sa peu enviable position, ne pouvait probablement pas s'empêcher d'évaluer le terrain et d'imaginer les mouvements a effectuer entre les tentes pour passer inaperçu.

Allongée sur le ventre, le menton posé sur ses bras croisés elle réfléchissait en jetant de temps a autre un coup d'œil a son compagnon d'infortune, seule elle n'aurait aucun problème a s'en sortir mais elle devait prévoir avec un gros poids mort en plus.

-On y va.
Il lui jeta un regard surpris, elle ne comptait tout de même pas entrer la dedans l'air de rien sans prendre aucune précaution? Du moins c'est ce qu'elle lu dans ce regard... quel autre moyen de communication avait-elle avec lui de toute façon?
-Mais si mon grand! Je fonce tête baissée et on avise ensuite, t'es prêt a courir?
Visiblement la plaisanterie le laissa de marbre, d'ailleurs elle n'avait toujours pas réussi a déterminer s'il avait ne serais-ce qu'un brin d'humour ou si son seul mode de communication était ce regard noir avec lequel il semblait vouloir tuer tout ce qu'il regardait. Elle haussa les épaules et pris Milka par la bride pour l'entraîner sur le sentier qui descendait vers l'oasis, le jeune homme fut bien obligé de suivre, ses mains étaient attachées au pommeau de la selle.

-Me regarde pas comme ça, c'est lassant a la fin! Dit-elle sur le ton le plus plaintif qu'elle puisse trouver en s'adressant a celui qu'elle appelait Asfar. Cela dit, il avait pour une fois une bonne raison de la regarder ainsi, elle venait de ligoter a un palmier entouré d'un dense buisson d'épineux destiné a le dissimuler.
-Met-toi a ma place un peu, comment tu ferais hein si tu devait t'assurer que tu ne t'enfuies pas pendant que tu t'éloigne alors que tu ne peux pas te tuer... .
Elle s'arrêta interloquée par ce qu'elle venait de dire... d'une logique a toute épreuve. C'était sans aucun doute la fatigue qui la poussait a entretenir une conversation a sens unique avec ce mur de brique.
-Bref... .
« Je vais me taire moi, marre de parler aux murs »
Elle balança sur son épaule le sac destiné aux vivres et les outres vides avant de s'éloigner sans un regard en arrière, qu'il se débrouille, elle ne voulait plus le voir pendant au moins la demi-heure suivante. Elle commença par remplir les outres a la source qui coulait paresseusement entre les rochers avant de donner naissance a un petit lac au centre de l'oasis. Elle les attacha a la selle de Milka, qui l'avait suivie sans qu'elle ne demande rien, et poursuivit son chemin vers les tentes sans quitter l'ombre protectrice, Milka toujours sur les talons.
Elle avait repéré plus tôt la tente qu'elle avait prévu de piller, un marchand y avait entassé toutes ses richesses et ses vivres et l'avait faite solidement garder par deux hommes qui avaient sûrement bu un peut trop de thé a la menthe. Ils étaient affalés devant la tente, enroulés dans de chaudes couvertures pour se préserver du froid nocturne, ils n'aurait pas entendu un troupeau de buffles charger. Néanmoins la jeune femme progressa avec prudence en interdisant a Milka de la suivre pour éviter que le bruit des sabots de la jument ne ruine ses efforts de discrétion. Accroupie a l'arrière de la tente elle dégaine son poignard et lentement, silencieusement, découpe l'épaisse toile jusqu'à pouvoir se glisser dans l'ouverture. L'ombre a l'intérieur est encore plus dense, Nacara est obligée d'avancer a tâtons, une mince lueur filtre a travers la portière de la tente qui l'aide a ne pas trébucher. Pas le choix elle va devoir tout explorer pour trouver ce qu'elle cherche. Toujours a tâtons, toujours lentement et sans bruit elle fouille méthodiquement la tente. Caisses, sacs, boites et coffrets tout y passe. Elle trouve un sac d'avoine pour Milka, des viandes séchées, des fruits secs, quelques poissons a peine péchés sont pendus a coté de l'entrée. Quelques biscuits de voyage et un sac rempli de vivres plus tard elle se dirige vers sa sortie. Mais grisée par le succès de son entreprise elle abandonne toute prudence, se déplace dans la tente comme si elle la connaissais déjà par cœur ce qui est loin d'être le cas. En s'approchant de l'entaille qu'elle a pratiqué dans la toile elle bute dans une petite commode qu'elle avait précautionneusement évité un peu plus tôt car un service de vaisselle entier, en provenance directe d'Arcadie trônait dessus. Le marchand devait l'avoir sortit pour le montrer a un acheteur potentiel et avait ensuite oublié de lui faire réintégrer son coffre. Nacara s'immobilise, laisse tomber ce qu'elle tient pour rattraper la pile d'assiette qui chancelle mais son geste est trop brutal, manque de précision, et la pile de vaisselle s'envole et se brise dans un bruit de tonnerre sur une caisse voisine.
« Oups »
Une énorme boule se forme instantanément dans son ventre et dans sa gorge, l'empêche d'esquisser ne serait-ce que le début d'un mouvent vers le salut. Instinctivement elle a rentré la tête dans les épaules, comme si cela allait empêcher les deux garde d'entendre le bruit.


-grmmmbll c'tait quoi c'bruit?
« Merde »
-Hey, bouge un peu, t'as pas entendu ça?
« nononononon il a pas entendu! »
La fente dans la toile qui semblait si proche il y'a moins d'une seconde s'éloigne maintenant a vue d'œil.
-F'moi la paix. T'as qu'a aller voir, c'juste un fennec.
« Aaaaah je t'aime toi! »
La seconde de peur panique qui l'avait clouée sur place se dissipe lentement et elle récupère ses sacs d'une main tremblante avant de reprendre sa progression vers la sortie.

-Hey c'ton tour de bouger.
« C'est bien disputez-vous comme des crétins et laissez moi le temps de me barrer tranquillement. »
« Crac » fait l'assiette intacte quand Nacara pose le pied dessus.
« Dedju » fait Nacara sans réfléchir
« Hey! » font les deux gardes en entendant une voix qui ne ressemble absolument pas a celle d'un fennec.
« Cric, crac, dzing » font les morceau de porcelaine que Nacara piétine pour rejoindre la sortie.
Bruit des deux hommes qui se lèvent de concert.
Elle se glisse par la déchirure le plus vite possible.

« Hey! » font a nouveau les deux gardes en voyant un torse et une jambe disparaître par l'arrière de la tente.
« Quelle richesse de vocabulaire! »
Nacara court comme une dératée entre les tentes vers l'endroit ou elle a laissé Milka. Elle entre de plein fouet dans le flanc de la jument qui n'était évidement pas restée sagement a sa place et s'effondre sur le sable.

-Nom de ... Milka! T'pouvais pas.... Raaah laisse tomber!
Elle balance les deux sacs en travers du garot de la jument, lui donne un coup sur la croupe pour la faire bondir, elle a juste le temps de passer un pied dans l'étrier, Milka galope déjà vers la sortie de l'oasis, un vrai numéro de voltige. Nacara se propulse en selle grâce a l'élan de la course et récupère les rênes qui traînent avant que sa monture ne se prenne les pieds dedans. Elle entend vaguement des cris derrière elle, il faut se dépêcher, plus vite encore, sinon elles n'auront pas le temps de libérer l'homme qui les attend toujours attaché a son palmier.
-Oublie pas Asfar ma jolie, il va faire la gueule sinon.
Mais Milka se dirigeait d'elle même vers le bon endroit. Gentille Milka. Quand elle arrivent prés du palmier l'assassin a presque réussi a s'extirper des cordes qui le retenait. Pas le temps de s'attarder la dessus, d'un coup d'épée Nacara tranche les liens qui restent, il n'est pas libre loin de la ses bras et ses mains sont toujours prisonniers de leur carcan de cordes, mais il s'écarte du palmier, la regarde, entend les cris, les bruits de poursuite, vois les lueurs dansantes des torches... . Elle lui fait signe d'approcher.
-Dépèche!

(Suite)
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L'oasis d'Abouar
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