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 Les falaises

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MessageSujet: Les falaises   Lun 8 Sep - 20:38

Tout en haut les falaises blanches donnaient sur une vue incroyable sur la mer.
Tout en haut, une jeune femme laissait ses cheveux blancs flotter dans le vent et ses pensées s'envoler vers Sunliao.
Son ventre arrondit sur son corps maigre ne laissait aucun doute sur son état.
Et les commérages allaient bon train depuis le retour de Dante sur L'Ile du Moine.
Elle s'était murée dans un silence quasi total hormi avec ses compagnes de toujours et son apprenti le jeune Kenny.
A présent c'était lui qui tenait la boutique tandis qu'elle préparait les potions et arpentait la lande à la recherche de plantes.
Elle s'occupait aussi de son carré de simples, planté ici en haut de la falaise.
C'est pour cela qu'elle était venue aujourd'hui, voir si le millepertuis pouvait être cueilli.
Falacieux prétexte à sa promenade et son besoin de solitude, les pensées emplies de l'être qui avait fait briller sa vie comme une étoile filante.
Une lumière vive pleine d'espoir mais si éphémère.
Sa main se posa sur son ventre et un sourire narquois tordit ses lèvres fines
Pas si éphémère en fait...
Elle n'avait pu se résoudre à faire passer l'enfant.
Ca lui aurait simplifier les choses mais quelque chose l'en avait empeché.
Le souvenir de son regard de jais peut-être.


(voix 2) allons mon enfant vous devriez aller vous reposer, ce n'est pas raisonnable dans votre état.

Dante soupira et se détourna de la mer aux reflets hypnotiques
Elle ramassa son panier plein de fleurs jaunes et regagna sa boutique
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MessageSujet: Re: Les falaises   Lun 26 Jan - 21:09

musique

Une frèle silhouette se détache sur le haut de la falaise.
Dans le vent de l'Ile, tourbillonnent de longues mèches de cheveux blancs comme autant de pétales de cerisiers s'envolant dans les jardins du Palais de Sunliao.
Dans le vent de L'Ile claque le tissu d'une robe de soie blanche ramenée d'un voyage au bout du monde, qui a bouleversé sa vie.
Longtemps elle a cru qu'il viendrait, qu'il renoncerait à sa vie et la rejoindrait.
Longtemps elle a espéré et peut-être même prié dans la solitude de sa chambre glacée de silence.
Elle a cru voir un signe dans ce cadeau qu'elle avait reçu, son fils, enfant conçu contre toute attente d'un homme au peuple maudit, frappé de stérilité.
Elle a attendu jours après jours et s'est étiolée dans cette attente, prise d'une langueur indéfinissable, d'un mal que lui seul aurait pu guérir par sa seule présence.
Sur la falaise elle revit ses quelques instants où il avait illuminé son existence, traversée sa vie comme une étoile filante étincelante dans la nui.
Ces quelques heures étaient à jamais gravées dans sa mémoire, dans sa chair et son coeur.
Ses mots d'amour ont tatoués son âme à jamais, elle qui n'avait jamais rien ressentit avant lui.
Mais le temps passait et l'attente tuait l'espoir, dénouant irrémédiablement ses attaches au monde.
Comment vivre dans le noir quand on a connu la lumière ?
Comment vivre dans le froid quand on a connu la chaleur de l'amour.
Au fil des jours, son coeur s'est glacé un peu plus et son âme s'est endormie et aujourd'hui se dénoue le dernier lien.
Elle a laissé une lettre au capuchon du Moine et a profité d'une sortie de Kenny avec son fils pour venir sur la falaise.
Elle a une dernière fois scruté l'horizon, en vain...
Si quelqu'un avait pu voir son regard, il n'y aurait vu que la tristesse infinie, puis il aurait vu la dernière étincelle de courage s'éteindre, et enfin la souffrance même disparaitre.
Dans le vent elle chuchote

Pardonne moi mon amour

sans qu'on sache si ses mots sont destinés à l'homme ou à l'enfant de ses pensées

Sur la falaise le vent souffle fort.
Une fine silhouette tombe sans fin dans un tourbillon blanc de voile et de cheveux soyeux.
Et déjà il ne reste qu'un corps désarticulé sur les rochers noirs et déjà l'écume lèche le beau visage blanc dont les traits sont apaisés.
Dans le village, un bébé se met à pleurer.

Les marins Arcadien diront que Poseidon a rappelée à lui une de ses sirènes, égarée dans le monde des hommes, elle qu'on avait recueillit quatre ans auparavant parmi les flots.
Et que parfois, quand un bateau de Sunliao s'approche du port, on entend une chant d'un tristesse extrême s'élever de la falaise.
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Frère Angelo
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Frère Angelo

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MessageSujet: Re: Les falaises   Dim 8 Fév - 0:41

10. ( avant à la cure)


Depuis la veille, la pluie qui menaçait, tombait à présent en averses drues, transformant le paysage en un sombre spectacle de terre humide, sur fond de ciel gris. Sur la falaise, tout au bout, juste derrière le phare, se tenait le frère Angelo avec à ses côté le petit Kenny qui tenait dans ses mains, un maigre bouquet de fleurs.

Il n’y avait pas grand monde pour donner un dernier hommage à la jeune femme aux cheveux de lune, mais qui se souciait d’une petite herboriste qu’on apercevait si rarement ? Pas grand monde, sauf la voisine qu’elle avait côtoyé depuis la naissance du bébé et qui justement aujourd’hui le tenait dans ses bras, puis le tenancier de la taverne, et deux autres vieilles femmes qui malgré leurs airs réprobateurs devant l’absence d’une tombe ne purent s’empêcher de verser quelques larmes.

Frère Angelo, même si les pêcheurs du port n’aient retrouvé aucune trace du corps de la jeune femme, avait tenu à prononcer quelques dernières paroles en espérant qu’ainsi Dante trouverait le chemin du repos de l’âme. Certes la mort qu’elle avait choisi lui refusait les portes du ciel, mais le frère n’était pas obtus dans ses croyances, et il préférait croire qu’elle trouverait la voie jusqu’au paradis, et surtout des êtres qui l’avaient aimé par le passé, puisque c’est la solitude du cœur qui l’avait menée à la mort.

La veille, il avait fini par retrouver Kenny, blotti dans le lit de Dante, serrant contre lui un châle qu’elle aimait à porter. Sa colère s’était apaisée mais il avait refusé de lui parler, comme si le silence était devenu son dernier rempart contre une peine trop lourde à porter. Aujourd’hui le frère se trouvait soudain avec la responsabilité de deux êtres, Kenny et le petit Akuko. Il ne savait pas encore ce qu’il allait faire de l’enfant et encore moins du bébé, mais il devinait qu’il ne les abandonnerait pas, la vie les avait déjà suffisamment marqués.

Le frère termina son petit discours…


-… Aujourd’hui , Dieu rappelle à lui, une jeune femme qui a su de son vivant, éclairer les vies de ceux qui l’ont connue. Dante, tu as choisi de ne plus lutter, et j’espère que là où tu te trouves à présent, tu as enfin trouvé la paix.

Il baissa les yeux sur Kenny, et appuya brièvement sa main sur son épaule. Alors Kenny, l’air solennel, dans des vêtements plus ou moins élégants, rapiécés pour l’occasion, s’approcha du bord de la falaise, regarda longuement la ligne de l’horizon, le vent ébouriffant ses mèches rebelles, et faisant monter dans ses yeux, les larmes de douleur, le chagrin et l’amertume de se retrouver encore une fois abandonné. Comment aurait-il pu ressentir autre chose ?

Lèvres serrées dans une expression pleine de colère, il jeta son bouquet dans le vide, dans les vagues qui bientôt s’emparèrent de ce dernier présent, ce dernier geste qu’il aurait pour elle, sa mère de substitution..


( A suivre à l'ancienne cure)
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