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 Cabane de Gallisée

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Le Seigneur Maudit
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MessageSujet: Cabane de Gallisée   Mar 16 Sep - 17:22

1 Introduction

Quelques mois auparavant.....

" A dream within a dream"

Lentement la chaleur reprenait possession de son corps, au fur et à mesure que la conscience émergeait des douces limbes de ce sommeil réparateur, de ce long sommeil qui l’avait empêché de franchir la dernière frontière, ce monde au-delà des vivants, celui dont on ne revenait jamais. La vie avait repris possession de ce corps blessé, et il ne lui restait plus à présent qu’à parcourir la distance qui sépare le rêve de l’éveil.

Ses yeux brusquement s’ouvrirent, le jetant aussitôt dans la réalité de ce monde-ci, laissant derrière lui, les dernières traces de ces étranges songes qui l’avaient plongé dans une douce béatitude. Avec sa conscience, se réveillèrent les premiers sens, il devina le parfum d’épices, cannelles et girofles, réalisa qu’il mourrait de soif et de faim, et instinctivement sa main se porta à son bras douloureux. Pourquoi avait-il mal? Une blessure, mais qui? ou quoi… oui, il se souvint, il se rappela ses errances à travers les landes écossaises, l’orage, puis cette lumière éblouissante autour de lui. Il se souvint avoir levé les bras, dans un grand rire qui avait résonné dans toute la vallée, il se souvint de la douleur dans sa poitrine au moment où la foudre l’avait frappé, et puis plus rien.. juste les ténèbres.

Ses yeux au vert si surprenant scrutèrent cette pièce dans laquelle il se trouvait. Il voyait au dessus de lui, la charpente d’une cabane avec ses grosses poutres en son centre qui se croisaient pour former un large T. Ses yeux se rétrécirent alors qu’il reconnut l’animal qui y était perché, une chouette qui l’observait elle aussi, si immobile qu’on aurait pu douter de sa réalité si de temps en temps les fines paupières ne produisaient pas un rapide mouvement. L’homme tourna légèrement la tête vers sa gauche, en direction des crépitements qui provenaient d’un foyer ouvert dans un coin de la cabane. Le regard s’arrêta un instant sur l’énorme chaudron pendu au dessus des braises rougeoyantes, pour continuer son observation de ce qui finalement n’était qu’une simple cabane de bois. Simple mais terriblement encombrée d’un joyeux capharnaüm, dont l’homme n’était pas sûr de deviner l’utilité de certains objets.

Il voulut tourner la tête dans l’autre sens, mais soudain un visage surgit à quelques centimètres du sien. Il cria:

- Haaaa!
- hey mon gars, t’énerve pas.. Il était temps que tu te réveilles, alors comment te sens-tu?

Duncan ouvrit la bouche, ses yeux écarquillés devant cette apparition. Etait-elle une fée envoyée par Dana? Une de ces Banshee * dont le seul cri vous paralysait d’effroi? Non elle n’avait pas crié et n’était pas si effrayante, mais elle était vraiment très belle! Il voulut pourtant s‘assurer qu‘elle n‘était qu‘une humaine, c’est pourquoi il parla, la première fois depuis bien longtemps, d’une voix éraillée par ce long silence.

- êtes-vous une Banshee?
- Une banshee! Ha! Navrée de te décevoir, mon gars, mais même si beaucoup me prennent pour une de ces créatures, je n’en suis pas une, tu peux donc te rassurer.
- mais vous êtes quoi alors?
- hm curieux, et impatient.. cela me prouve que tu récupères vite! Tu dois avoir faim non?
- vous refusez de me dire qui vous êtes?

La femme soupira en se rasseyant sur le tabouret non loin du lit. Elle portait une tunique blanche qui lui faisait comme une longue robe dont la taille était ceinte d’un cordon tressé. Ses longs cheveux blonds flottaient librement sur ses épaules, mis à part deux fines tresses qui entouraient sa tête à la façon d’une couronne. Ses yeux bleus scrutèrent ceux de Duncan, et elle posa sur ses cuisses, le bol qu’elle avait pris sur l’étagère.

- vous les hommes, devez toujours poser tant de questions! Je ne m’en suis pas posée moi, quand je t’ai trouvé agonisant au beau milieu de la forêt. Je me suis contentée de te ramener chez moi, car tel était mon devoir.

Duncan fronça les sourcils, méfiant, et n’appréciant pas les paroles sibyllines de cette femme.

- De quoi parlez vous?
- oh bon! écoute, tout ce que tu as besoin de savoir pour l’instant c’est que l’on me nomme Gallisée et que mes consoeurs et confrères, me considèrent comme la plus grande Vate* d’Ynys Pridein.


___________________________________________________

* Banshee, de son orthographe original: Bansidh:
Ce sont des magiciennes qui se déplacent généralement sous la forme de cygnes, et qui chantent une musique divine. Systématiquement, les récits insistent sur leur jeunesse et leur beauté, leur irrésistible pouvoir de séduction. Leur magie est plus puissante que celle des druides pour les affaires d’amour.

* Vate: le vate est un devin, il s’occupe plus particulièrement du culte, de la divination et de la médecine. Les femmes participent à cette fonction de prophétie..
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MessageSujet: Re: Cabane de Gallisée   Mer 17 Sep - 22:01

2. "Age of Loneliness"


Elle n’était pas une fée mais une de ces druidesses sorcières, ou étranges guérisseuses qu’il avait rarement eu l’occasion d’approcher. Oui rare était le mot car dans son pays, même si les superstitions étaient monnaie courante, les druidesses elles, ne l’étaient pas du tout. Seulement il n’était plus en Ecosse. Duncan voulut se redresser mais la femme l’en empêcha.

- reste tranquille, tu as encore besoin de repos, pour que ta blessure guérisse proprement.

Il la regarda reprendre son bol pour étaler une crème épaisse et grasse sur sa blessure à l’épaule, une blessure qui avait pris une forme d’étoile, là ou la foudre l’avait frappé pour traverser son corps jusqu’au sol.. Duncan la laissa faire, après tout si elle ne l’avait pas laissé mourir dans la lande…Non la foret.. oui mais que faisait-il au milieu d’une forêt, ce n’était pas là qu’il se trouvait alors qu’il s’était effondré…

La vision lui revint avec la netteté effrayante d’un instant que l’on vient seulement de vivre.. La lumière blanche qui l’éblouit, la pluie qui tombe drue autour de lui, et cette douleur terrible qui le vrille de part en part. Comme au ralenti, Duncan s’effondre, son visage heurte le sol, le cœur cogne lourdement dans sa poitrine, rythme rapide d‘un animal figé en plein galop et qui déjà ralenti, mais avant de fermer les yeux, il voit une dernière fois les flamboyantes couleurs de la lande, en cette journée d’automne…

- tu as parlé de forêt?
- oui la forêt de Bho Buaile.
- je ne connais pas.. mais.. mais je croyais ..

Quelque chose lui échappait, quelque chose qu’il savait important. Gallisée voyant son expression perdue, expliqua d‘une voix profonde et mystérieuse..

- Tu dois oublier ce à quoi tu croyais avant. Ici c’est une vie nouvelle qui t’attend… un monde nouveau t’ouvre ses portes, guerrier, un monde qui n’attendait que toi.

Duncan saisit brusquement la main de la femme, serrant un peu fort les longs doigts si fin.

- Ne joue pas avec moi femme. Je n’aime pas tous ces mystères. Dis moi pourquoi tu m’as emmené chez toi, dis moi pourquoi j’étais dans cette forêt, et cette fois, évite le charabia!
- Je n’ai pas toutes les réponses, mais je savais que tu allais venir. Je t’ai attendu très longtemps, oui des années que j’attends de voir celui par qui tout arrivera… Ta venue a été annoncée, mais seuls ceux qui savent entendre les voix des dieux, ont connaissance de cela.

L’homme lâcha brusquement la main de Gallisée en jurant:

- qu’ils aillent au diable, tes dieux! Et toutes ces idioties!
- N’insulte pas les dieux, car ils ont permis que tu viennes jusqu’à moi. A présent, il est de mon devoir de t’apprendre les vérités et les secrets de ce monde. Je serai ton guide sur les terres de Liberty Human.

Duncan secoua la tête, irrité par toutes ces paroles, pourtant quand il croisa le regard si clair, et vit l’expression sereine sur le visage de la vate, son assurance et son mépris cédèrent la place au doute et à l’intérêt qui alluma son regard d’un nouvel éclat.
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MessageSujet: Re: Cabane de Gallisée   Mer 22 Oct - 19:27

7. ( Avant, maison de Duncan)


Découvrez Era!


L’hiver s’approchait à grand pas, et en attendant les vents chargés de neige glacée, celui plus chaud venu du sud dépouillait peu à peu les arbres de leurs feuilles. Celles-ci s’envolaient dans de multicolores tourbillons, avant d’atterrir sur les tas qui s’amoncelaient un peu partout sur le sol.

Soudain la cavalcade d’un cheval troubla la paisible tranquillité de cette après-midi. Un étalon à la robe noire traversait la plaine à toute allure, emportant dans son élan de nouveaux tourbillons de feuilles qui dansèrent autour de lui, accompagnant pour quelques pas, le puissant galop de l’animal.

Qu’il semblait bien impatient ce guerrier d’Ynys Pridein pour pousser ainsi sa monture à fond de train, et à voir son visage et son regard si concentré, l’on pouvait croire que la plus terrible des missions l’envoyait dans ces contrées éloignées d’Ynys Pridein.
Le cheval ne ralentit qu’alors qu’il pénétrait les sous-bois de cette dense forêt, réputée impénétrable dans tout le pays. Mais son cavalier connaissait son chemin. Certes, il ne venait pas souvent, mais il savait exactement dans quelle direction il devait avancer, s’enfonçant toujours plus au cœur de la forêt.

Après avoir encore ralenti, il dut se résigner à descendre de cheval et continuer le chemin en tenant l’étalon par sa bride, prenant garde où il mettait les pieds. Et enfin, il la vit, cette cabane qui l’avait abrité lors de ses premiers jours à Liberty Human. Elle se fondait parfaitement dans le décor de cette forêt. Construite entre de grands arbres centenaires, sa couleur se confondait avec les tons alentours, jusqu’à la mousse verte qui envahissait chaque rondin de bois. L’homme noua la bride de l’étalon à une branche basse toute proche de la cabane, et en poussa la porte sans même s’annoncer. Il n’était même pas sûr de la trouver.

Et effectivement l’endroit était désert. Duncan laissa échapper un soupir exaspéré. Lui qui s’était empressé de venir la voir dès qu’il avait appris la nouvelle, voilà qu’il devait perdre son temps à présent à l’attendre. Et le temps lui sembla extrêmement long jusqu’à ce qu’enfin, il entendit la porte s’ouvrir. La rare lumière accrocha quelques reflets dorés dans la chevelure de la vate, donnant quelque chose de mystérieux à son apparition soudaine. Mais Duncan n’était pas là pour se laisser aller à admirer la jeune femme.

- J’ai bien cru que tu ne reviendrais plus !
- Duncan ? ça fait longtemps que tu es là ?
- assez longtemps pour prendre racine !
- hm, ça devait être urgent pour que tu viennes jusqu’ici.

Gallisée eut un petit sourire. Elle savait que l’endroit lui répugnait, non pas parce qu’il n’était pas assez cossu pour lui, mais parce qu’il savait qu’elle était ici chez elle. Et qu’il croyait que sa magie y était plus puissante. Vieille superstition mais qui lui était utile.

- J’ai peut-être trouvé la solution concernant notre affaire.

Gallisée haussa un sourcil surpris, tout en déposant sur la petite table ronde, son panier remplis de brins de plantes qu’elle avait récolté dans la forêt.

- dans ce cas, je t’écoute. Que proposes-tu ?
- Nous ne pouvons pas compter sur les Vikings mais.
- En es-tu vraiment sûr ?
- En tout cas pas pour l’instant, et je n’ai plus vraiment envie de traiter avec un type qui se défile au moindre souci avec sa fille. Bref, l’on m’a parlé de barbares qui vivent au- delà des frontières connues, les Kurgans.

Gallisée sursauta comme piquée au vif et indignée par l’idée, riposta :

- Les Kurgans ? Mais enfin Duncan, tu n’y penses pas ?
- si ! Pourquoi ça n’irait pas ?
- mais.. parce que ce sont des barbares !
- et alors ? On ne va pas leur demander de faire de la dentelle !
- Duncan.. Tu as besoin d’hommes fiables pour cette quête. S’il te faut des mercenaires pour entrer dans Utopia, je t’en prie, oublie les Kurgans. Ces êtres ne sont même pas des hommes..
- ah bon ?
- je veux dire qu’ils n’ont pas d’âme, pas de cœur..
- ça, je ne pense pas que ça change quoique ce soit.
- Ils n’ont aucune subtilité ! Si tu les envoies au château, ils seront arrêtés avant même d’avoir franchi la frontière d’Utopia ! Je t’assure Duncan… Tu ne peux pas compter sur ces Kurgans.
- mouais… nous revoilà à la case départ ! Pas de vikings, pas de Kurgans… N’y a-t-il donc aucun mercenaire qui veuille se battre pour nous ? Et en plus, je ne peux pas engager les Celtes sous prétexte de maintenir la paix ! RAaaaaaaaaaaah tout ça commence sérieusement à m’énerver !
- j’ai encore rêvé de l’enfant cette nuit.


Duncan qui sentait ses nerfs lâcher, fit volte face pour dévisager la vate, surpris par ce changement de sujet.

- oui et alors ? Qu’est-ce que tu as vu ?
- je l’ai vu alors qu’il venait au monde.
- alors ça veut dire qu’il est déjà arrivé ?
- non.. il est tout à fait possible qu’il ne soit pas encore né mais..
- mais quoi ? Parle bon sang !
- il porte une marque, je l’ai vue.. il porte le baiser de l’ange.
- le quoi ??
- une légère marque rouge sur le haut de la nuque, comme la trace d’un baiser.
- et alors ?
- ça nous permettra de le reconnaitre quand le temps sera venu.
- ça veut dire quoi ? Que nous allons devoir examiner tous les enfants déjà nés et les futurs à naître de tout Liberty Human ? C’est impossible !

Gallisée regarda par delà la fenêtre, fixant un point invisible au dehors. Elle croisa ses bras dans les manches de sa robe.

- Je ne suis pas la seule devineresse, prophétesse, ou prêtresse, peu importe la façon dont on nous nomme, à avoir connaissance de cette prophétie. D’autres savent et certains sont déjà en route pour aider la prophétie à se réaliser, ou à l’empêcher.
- à l’empêcher ?

Gallisée se tourna vers Duncan, et le fixa l’air grave :

- tu n’es pas le seul à rêver de pouvoir, Duncan. Dans l’ombre, l’ennemi se prépare et il faudra que nous soyons prêts quand l’heure sera venue pour toi.

Le regard de la vate brilla d’un étrange éclat. Car si Gallisée savait bien des choses inaccessibles au commun des mortels, elle savait également dans quel camp ils étaient, et ce n’était pas forcément du côté de la lumière..
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MessageSujet: Re: Cabane de Gallisée   Ven 3 Avr - 17:08

16. ( Avant aux plaines d'Hornatia )

Dans la lumière déclinante de cette fin de journée, Gallisée au milieu du petit carré de son jardin potager situé à l’orée de la clairière, se pencha pour cueillir délicatement quelques feuilles de menthe pour la décoction qu’elle avait l’intention de préparer. Le soleil encore très bas à l’horizon en cette saison, donnait à cette scène, l’une des plus belles lumières qu’un peintre puisse espérer. Les rayons dorés du soleil filtraient dans la lourde et longue chevelure blonde qui prenait sous un tel éclairage une aura magique, enchanteresse pour le spectateur qu’était devenu Jason.

Jason qui attendait patiemment le retour de son frère, Jason qui depuis qu’Hélios était parti en quête de Sahar, passait la plupart de son temps avec Gallisée, la belle Gallisée qui lui faisait oublier sa véritable condition d’otage. Jason était conquis par la beauté mystérieuse de la vate qui s’en rendait bien compte, mais jamais ne le considérerait autrement que comme un jeune homme plein de talent, enthousiaste, d’agréable compagnie.

Gallisée se redressa et constatant qu’il était encore une fois absorbé à la contempler, le gronda gentiment.

- Et alors ?
- alors ?
- oui cette réplique. Tu voulais me montrer comment le prince réagit au retour du roi, son père.
- ah oui ça..
- tu dois te concentrer mieux que ça, si tu veux bien entrer dans le rôle de ton personnage. Il ne suffit pas seulement de connaître un texte, il ne suffit pas d’avoir un joli vocabulaire et de parler avec emphase pour plaire au public. Il faut… il faut donner l’étincelle de vie à ce rôle que tu interpréteras pour que l’attention des gens te soit entièrement acquise..
- oui, je sais bien..
- alors ? Il est comment le prince, en colère ? triste ?
- oh il est très en colère, il lui en veut…
- montre moi alors..

Et Jason prit une attitude de chien hargneux qui fit provoqua un éclat de rire. Gallisée avait aussi appris à apprécier la compagnie de Jason, en s’imposant toutefois des limites très strictes. Il y avait des enjeux autrement plus importants dans sa quête à elle et à Duncan pour se permettre ce genre de fantaisie… Même si, Jason était un jeune homme plein de fougue..

- Ce n’est pas sensé faire rire !

Gallisée gloussa encore puis cachant sa bouche derrière sa main, attendit de pouvoir reprendre son sérieux avant de lui répondre, les yeux brillant de malice.

- Je sais, il faut croire que ton jeu n’est pas encore très bon. Imagine que ton public réagisse de même ?

Puis le voyant dépité, elle s’avança vers lui, lui tendit son panier rempli d’herbes aromatiques.

- Allez, rentrons. Je te donnerais quelques conseils pour t’aider à faire ressortir les émotions du personnage que tu joues..
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MessageSujet: Re: Cabane de Gallisée   Lun 6 Avr - 15:07

17.

Duncan en avait eu assez d’attendre, et des nouvelles des Kurgans, et des nouvelles de Gallisée. Rien, plus rien n’avait bougé depuis qu’il avait laissé repartir les étrangers. Gallisée lui avait assuré qu’ils reviendraient bientôt avec la jeune femme qu’elle avait vu dans ses visions, mais il lui semblait que ça faisait des mois qu’ils étaient partis.

Aussi prit-il les devants et fit seller son cheval pour se rendre au camp d’Oléas, le seul endroit où les Kurgans pourraient y venir sans trop éveiller la curiosité des Celtes. Il se fit accompagner de quelques hommes, des plus fidèles parmi sa garde personnelle, n’aimant plus trop à sortir sans escorte par les temps qui couraient.
Un peu plus tard, le général parvenait au camp d’Oléas, dans les plaines d’Hornatia. Quelle ne fut pas sa surprise d’apprendre que Gallisée avait emmené avec elle le prisonnier à sa cabane dans les bois. En colère contre la vate, il décida aussitôt de s’y rendre, dans la ferme intention d’obtenir enfin des nouvelles informations, dût-il la faire enfermer dans un cachot pour la faire parler.

Parvenu à la cabane, il plissa les yeux en voyant le prisonnier faire le pitre face à une Gallisée qui riait aux éclats.
……


- ah oui c’est parfait, vraiment ! Tu feras vraiment un excellent comédien.

C’est là que Gallisée leva les yeux vers la silhouette de Duncan qui les observait, à cheval sur sa monture, à quelques centaines de mètres d’eux. Elle cessa aussitôt de rire, devinant que la présence de Duncan ne laissait rien présager de bon. Jason la voyant se figer, se tourna à son tour, et fit mine de s’interposer. Gallisée posa sa main sur son épaule.

- ne dis rien..
- mais..
- c’est le général.. Laisses-moi lui parler, tu ne ferais que le mettre en colère.

Elle adressa un bref sourire à Jason avant de se tourner vers Duncan, et fit un pas dans sa direction, voyant que le général s’avançait à présent vers eux.

….

Il arrêta sa monture à son niveau, et la dévisagea froidement avant d’en faire pareil avec le jeune freluquet. Puis il revint à Gallisée et c’est d’un ton ironique qu’il lançât.

- Je vois que tu t’occupes bien de notre prisonnier.
- Il s’occupe lui-même de sa personne et il m’aide.
- ah oui ? à faire quoi ?

Gallisée éluda sa question.

- Il y a un souci, général ?

Il se redressa sur sa selle.

- un souci ? oui, il y a un souci, je t’avais confié le prisonnier, et tu crois qu’en l’amenant ici, sans surveillance, il va le rester encore longtemps ?
- Il ne risque pas de partir, si c’est ce que tu laisses entendre. Je croyais que tu me faisais confiance.

Duncan fit la grimace, touché par la répartie.

- je ne sais si je fais bien.
- ne t’ais-je pas prouvé plus d’une fois que je serai toujours ton alliée ?

Le général jeta un nouveau coup d’œil au prisonnier et revint à Gallisée.

- oui… Mais il me tarde de mener mes plans à bien, et comme je n’ai plus du tout de nouvelles de..nos amis, je souhaitais savoir si toi tu aurais du nouveau ? Mais tu sembles bien trop occupée à t’amuser avec ce jeune homme pour t’inquiéter de nos projets.

…….

Gallisée ne cilla pas devant l’attaque de Duncan. Elle savait qu’elle y aurait droit un jour où l’autre, le général aurait fini par apprendre de toute manière que Jason n’était plus au camp. Quand à obtenir un tant sois peu de reconnaissance, ça faisait longtemps qu’elle y avait renoncé. Mais viendrait le jour, où elle pourrait lui faire ravaler son mépris. Il n’était devenu ce qu’il était que grâce à elle, il lui devait tout, et ça Gallisée le lui rappellerait, mais en temps voulu. Pour l’instant, elle avait des priorités.

- Ils reviendront bientôt, c’est pour ça que Jason n’a aucun intérêt à partir d’ici. Il sait que son frère va revenir, avec la voleuse.. je le sais, c’est pour bientôt.
- bien dans ce cas, nous ferions mieux de retourner au camp pour les attendre.

Gallisée opina lentement.

- Nous te rejoignons tout de suite, le temps que je me prépare.
- ne tarde pas, la vate.

Gallisée regarda le général s’éloigner et rejoindre au loin le groupe de soldats qui l’avaient accompagné. Puis une fois qu’il se fut suffisamment éloigné, Jason ne tarda pas à lui poser les questions qu’elle connaissait déjà.

- alors tu les as vu ?
- oui, cette nuit en rêve..
- ils revenaient ?
- je n’en suis pas sûre, mais je pensais ce que j’ai dit à Duncan. Hélios est un homme sur lequel on peut compter, même si j’avoue lui avoir un peu forcé la main.
- hm.. c’est clair qu’il n’a pas du apprécier. Mais.. vous êtes en guerre, il y a des choses que je peux comprendre. Seulement…

Gallisée lui sourit, anticipant la suite de la conversation.

- s’il a tenu sa promesse, toi et ton frère, serez libre de repartir.
- mais et Sahar ?
- Tout dépend d’elle, de ce qu’elle choisira de faire.
- je vois.
- allons, il nous faut rejoindre le camp à présent, avant la tombée de la nuit.


( A suivre au camp, plaine d'Hornatia)
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