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 "Maison" de Duncan

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Le Seigneur Maudit
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Le Seigneur Maudit

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MessageSujet: "Maison" de Duncan   Jeu 25 Sep - 19:24

5.

( Avant les plaines d'Hornatia)

Dans une vaste pièce au plafond bas, une pièce sobrement décorée pour un homme qui avait été à la tête du pouvoir d’Ynys Pridein, Duncan allait et venait comme un lion en cage. Il était furieux car il venait de recevoir des nouvelles du nord, des nouvelles qui ne l’avaient pas du tout réjouies. Et depuis que le messager lui avait remis le parchemin, le guerrier des éclairs ne s’arrêtait plus d’aller et venir dans la salle principale de cette maison dont il avait exigé la propriété. Une maison qu’il estimait lui revenir de droit puisqu’elle avait appartenu à son prédécesseur, l’auguste Avallach. Une maison de noble qui était bien loin d’avoir les allures des châteaux d’écosse, mais qui pour les celtes de ce pays, représentait le summum du luxe.

Le visiteur était accueilli dans le hall d’entrée qui se résumait en fait à un couloir sombre et très peu meublé. A l‘arrière de la maison, on trouvait une des pièces les plus chaleureuses, puisqu‘il s‘agissait de la cuisine avec son personnel qui allait et venait autour des fourneaux. Il fallait prendre garde aux poules qui encombraient souvent le chemin, et il n’était pas rare d’y croiser palefreniers ou domestiques qui ne manquaient pas une visite à la charmante cuisinière et particulièrement aux jeunes femmes qui l’aidaient à tenir la maison.

la pièce la plus vaste de cette noble demeure, était sans doute cette salle où se trouvait Duncan en ce moment même et qui autrefois, accueillait les repas pris avec d’autres conseillers, des amis et parfois des dignitaires de peuplades voisines.
La pièce embaumait le bois et la cire d’abeille. Les meubles étaient taillés dans le même bois qui faisait les murs de cette maison, et les seules pierres qu‘on puisse trouver, étaient celles qui formaient la cheminée de la salle à manger.. Dans l’âtre, flambait un beau feu qui crépitait régulièrement et réchauffait un peu la température ambiante.

Un escalier menait à l’étage qui comportait l’unique chambre de la maison, plus un petit salon attenant suffisamment petit pour conserver un peu de chaleur l’hiver. Les domestiques quand à eux, logeaient dans une simple chaumière à l’arrière de la maison donnant sur la cour commune, ainsi que les écuries, sans oublier le potager. On accédait à la cour par la porte cochère, qui permettait ainsi aux voitures attelées de ne pas encombrer la rue.

Une silhouette vêtue d’une ample cape blanche, le visage dissimulé par une large capuche se glissa soudain sous la porte et pénétra dans la demeure sans que quiconque ne songea à lui demander la raison de sa présence, car la visiteuse n’était autre que la vate, Gallisée.
Un froissement de tissu signala sa présence à l’ombrageux guerrier qui l’avait fait appelée. Duncan cessa de faire les cent pas et leva la tête en direction de la jeune femme. Gallisée avait deviné la colère de ce dernier avant même d’entrer dans la pièce, et l’éclat dans les yeux du guerrier lui dicta d’user de toute sa patience, dans la discussion animée qu’ils ne manqueraient pas d’avoir. C’est pourquoi elle débuta par un innocent:

- tu m’as fait appeler?
- oui.. je viens de recevoir un message de notre fameux allié! Ha.. tu parles! Je savais qu’on n’aurait pas du se fier à ces vikings!
- que disait-il?
- Il me parle d’un nouveau roi et que ce dernier a d’autres idées pour son peuple qu’une guerre… me parle de fiançailles, de sa fille.. Mais j’en ai rien à foutre moi de sa fille et de ces conneries!!! ON avait un plan, on avait un projet! Et maintenant quoi? Maintenant Ce roi de pacotille me dit gentiment de patienter car il doit attendre le prochain grand conseil pour savoir ce qui finalement sera décidé?
- en effet c’est ennuyeux.. L’enfant lui n’attendra pas.. La prophétie est en route, et c’est à toi d’agir.

La voix de Gallisée était si douce en comparaison des hurlements de Duncan qui laissait libre court à sa colère. Alors qu’il s’était penché au dessus de la table, s’y appuyant à deux mains, tant il était contrarié, sa main soudain, frappa la carafe de vin et le verre qui s’y trouvait et ce dernier vola en éclat contre la parois.

- A moi d’agir??? Je fais quoi?? hein?? je lance une guerre tout seul? Oh non peut-être que toi la grande druidesse, tu vas me donner une baguette magique et poufff… oui pourquoi pas après tout?? ça serait plus simple non??
- ne sois pas ironique, Duncan, tu sais que je n’ai pas tant de pouvoir. Je sais lire dans les signes, je sais deviner les choses, j’ai des visions, mais je ne suis pas une magicienne!
- alors dis moi ce que je dois faire? qu’est-ce qu’elles te disent tes visions?

Gallisée ne répondit pas tout de suite, elle avait eu d’étranges visions ces derniers temps mais elle n’était pas sûre de devoir les livrer au guerrier des highlands. Il y avait certaines choses qu’il valait mieux qu’elle gardât pour elle.

- qu’il nous faut oublier les vikings du moins pour l’instant, et envisager un autre plan pour Utopia.
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MessageSujet: Re: "Maison" de Duncan   Ven 10 Oct - 17:33

6.

Duncan se sentait impuissant devant l’effondrement de ses plans, et tout cela le mettait en rage. La vate lui avait été d’une aide précieuse, mais il se disait qu’à présent elle ne lui servait plus à grand-chose. Seulement il ne pouvait ignorer les douces paroles de Gallisée qui lui promettait un avenir des plus glorieux s’il suivait ses conseils et jusqu’à présent, tout ce qu’elle lui avait dit, s’était réalisé. Donc, il tolérait sa présence à ses côtés du moment qu’elle ne l’envahissait pas trop par ses propos parfois trop insensées pour un esprit carré comme Duncan.

- oui .. pour l’instant on va un peu oublier les Vikings, mais je n’oublierai pas Harald, il peut compter sur moi pour me rappeler à ses bons souvenirs au moment où il s’y attendra le moins. Au fond pourquoi n’envahirais-je pas moi-même Utopia avec mes troupes? J’ai déjà prouvé au conseil que je pouvais mener une armée. Si nous formions des soldats pour mener campagne sur Utopia?
- jamais l’Emrys* n’acceptera. Les druides prêchent pour une paix durable et non pour la guerre.
- oui mais quand des barbares les ont attaqué, ils étaient bien contents d’avoir quelque un apte à les défendre en face.
- je sais bien… mais justement, il s’agissait de nous défendre et non pas de provoquer nous-même une guerre.
- et si on se débarrassait de l’Emrys, hm? dis-moi ma jolie vate, toi qui l’ambition a mener jusqu’à moi…n’est-ce pas?

Duncan s’était rapproché de Gallisée qui avait changé d’expression. Il se plaça dans son dos et caressa du bout des doigts la joue pâle..

- tu pensais que j’allais croire que c’était seulement dans l’intention de me rendre service que tu me prodiguais tous ces généreux conseils, hmm?
- non, je te l’ai dit.. c’est mon devoir, c’est la prophétie et je me dois de la respecter..
- hm cette prophétie qui dit que je suis voué à diriger cette terre.. mais toi là-dedans, qu’y auras-tu à y gagner?
- rien, je ne fais pas ça pour espérer en tirer parti..
- menteuse!

La vate outrée, se retourna pour lui faire face et Duncan éclata d’un de ces rires sauvages qui allumait dans son regard un éclat de démence.

- comment oses-tu, après tout ce que je fais pour toi?
- je ne fais que constater. Je ne suis pas idiot, tu sais Gallisée. Personne ne fait jamais rien juste pour rendre service, on attend toujours un retour en quelque part.. Et toi dis-moi, qu’attends-tu en retour? Ose me dire que tu fais ça juste pour moi? .. pour me plaire peut-être?

Son regard était rivé à celui si clair de la vate, il lui souriait, arrogant et si sûr de lui, mais Gallisée le foudroya du regard avant de se dégager et de s’éloigner.

- Je reviendrai te voir quand tu sauras ce que tu veux faire pour Utopia.. Tu sais où me trouver.

Et alors qu’elle quittait la pièce, elle entendit résonner dans son dos le rire sardonique de Duncan. Son regard vira au gris sombre, elle aurait peut-être du lui parler de la vision de cet enfant, voilà qui lui aurait ôté toute envie de rire.

*L'Emrys: Couple druidesque qui dirige le pays en parallèle du conseil du peuple auquel siège Duncan.. voir légende d'Ynys Pridein.

( Suite; cabane de Gallisée)
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MessageSujet: Re: "Maison" de Duncan   Mer 26 Nov - 11:57

8. ( Auparavant, cabane de Gallisée)

Le vent dehors soufflait doucement emportant avec lui quelques dernières giboulées. Duncan n’avait pas attendu la fin de l’hiver pour agir, contrairement à ce que lui avait dit Gallisée. Elle, ne connaissait rien aux stratégies de guerre, elle avait peut-être ses visions qui l’aidaient à anticiper l’avenir, mais quand à préparer un plan de bataille, ça c’était le domaine de Duncan. C’est pourquoi il s’était rendu en d’autres terres, au-delà du continent libre, afin de rencontrer des guerriers libres d’engagement et qui devaient servir sa cause. Une cause qui n’était autre que de régner sur tout le continent, et ce n’était pas en attendant gentiment la fin de l’hiver que la véritable histoire de Duncan MacLeod commencerait..

Non, pour parvenir à ses fins, le guerrier se devait d’agir au plus vite. Mais cependant manipuler le conseil d’Ynys Pridein n’était pas simple. Pour son malheur, ce peuple était partisan de paix et d’accords diplomatiques plutôt que de conquête et cela n’était pas du tout dans l’idée de Duncan. Ainsi s’il voulait leur faire comprendre l’utilité de batailles, il lui fallait d’abord semer les désaccords avant de conquérir. Et dans ce but, Duncan avait envoyé Gallisée siéger au conseil des druides en leur faisant comprendre que de leur côté, les conseillers du peuple comptaient bien dorénavant agir sans le consentement des druides. Bien sûr, tout cela était faux, mais pour parvenir à ses fins, un mensonge ou deux ne serait pas de trop.

Ainsi Duncan semait lentement les graines de la discorde, afin d’avoir la voie libre pour mener les batailles qui lui seraient utiles. Il avait adopté un célèbre adage qui disait : semer pour mieux régner, et peu à peu ses projets prenaient forme. Déjà en Ynys Pridein, la rumeur courait : la parole druidesque perdait de sa valeur et l’on préparait des armées pour faire face aux ennemis qui ne manqueraient pas d’apprendre les désaccords qui régnaient dans le pays, et compteraient profiter de la situation. Duncan avait eu l’argument facile afin de convaincre les autres conseillers de se rallier à sa cause. Les druides seraient inutiles le jour où l’ennemi déciderait d’attaquer en masse, et il s’était arrangé pour répandre le bruit de guerres possibles avec leurs autres voisins.

Alors pendant que les hommes du pays, aptes au combat, s’entraînaient déjà pour de futures batailles et construisaient sur les frontières, des remparts pour se protéger, Duncan de son côté, entamait une autre phase de ses plans, rallier un ennemi à sa cause, pour agir à une plus grande envergure. Un ennemi qui n’avait finalement d’intérêt que pour le pillage et ce que les batailles pouvaient lui rapporter. Semer la discorde, nettoyer le terrain, et conquérir quand tous se seraient entretuer, voilà quelle était la stratégie de Duncan. Et quand Utopia serait mise à feu et à sang, peu importait le responsable, il pourrait alors s’emparer de l’arme qui ferait de lui, l’unique roi du continent, suivant la prophétie de Gallisée.

Duncan avait perdu un accord avec le roi Harald, mais il n’avait pas renoncé pour autant. Viendrait un jour où cet homme paierait pour n’avoir point tenu sa parole. En attendant, ses nouveaux alliés agissaient dans l’ombre et mettaient à exécution les plans qu’il avait minutieusement préparés. Et en ce moment même, ces guerriers appliquaient la première partie offensive de ses projets. Duncan n’aurait pour l’instant même pas à lever le petit doigt, il laissait faire ses mystérieux alliés et interviendrait en temps voulu.


( A suivre plaines d'Hornatia)
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