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 Une arrivée fracassante

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Mhyédabur
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MessageSujet: Une arrivée fracassante   Mer 24 Aoû - 12:27

Les liens du sang...

Je savais ce que je faisais quand j'avais utilisé ce sort, mon dernier recours contre la vindicte des Maîtres de Liberty, qui venaient de démontrer au monde entier leur capacité, quelles que soient leurs différences, de s'unir dès lors que leur place était menacée. Enfin, au monde entier...

Non.

Les habitants de ce monde était trop pervertis dans leur éducations, trop lâches, pour pouvoir reconnaître l'évidence. Seules les Seigneurs d'Orkhôn, mon père, moi-même et quelques rares exilés aux pensées claires, avaient la capacité de s'en rendre compte. Dire que Liberty luttait contre les seuls qui pouvaient lui rendre son droit à la liberté et au choix, c'était une évidence telle, digne des lâches qui avaient échangé leur liberté absolue contre l'esclavagisme des Maîtres Dragons.

Mais dans l'immédiat, j'avais d'autres préoccupations. Les liens du Sang... Ce puissant sortilège projetait un individu vers ceux qui partageaient le même sang que lui. J'avais tué ma mère en naissant, lui déchirant le ventre qu'un puissant Démon avait fouillé de longues heures, déversant sa semence qui allait finalement donner naissance à celui qui libérerait Liberty des chaînes qui la couvrait. Mais là n'était pas la question. La question était que de mes deux géniteurs, il ne restait que mon père, du moins était-ce le pari que j'avais fait en lançant se sort pour me soustraire aux griffes de Nâzgul.

Je ne devais pas laisser à mon père le temps de réagir. Après tout, les Démons étaient ceux qui avaient créé la magie du sang, que personne ne voulait enseigner, même pas les mages cruels de la cour de mon Père. Car cette magie était une perversion de l'être, ce qui d'ailleurs la rendait tellement puissante. En Liberty, j'étais un homme puissant par ce que j'avais appris, même si j'avais découvert au cours de mes pérégrinations récentes que cette magie était intimement liée à la présence du mal. En fait, plus exactement, elle était intimement lié à ce sang démoniaque qui courrait en moi et qui s'éveillait avec plus de force quand il était en présence du Mal qui le renforçait.

Mais même au cœur des Enfers, où ma force serait la plus grande dont je pourrais jamais disposer, je ne resterai qu'un enfant au regard de ce que les Démons pouvaient faire chez eux, eux qui n'étaient pas, en plus, diminués par leur moitié de sang humain - que ma mère pourrisse dans quelque cul de basse-fosse pour cette apport qui m’affaiblissait (c'est ainsi qu'il faut le voir, même si je dois reconnaître que, dans le cadre des poursuites dont je faisais l'objet, cet apport humain m'avait permis de rester discret quand il l'avait fallu).

Aussi, dès que je sentis que j'intégrais un corps, comme j'avais intégré celui de Rica, je ne laissais pas le temps à mon père de réagir. Je lui déchirais le corps de l'intérieur avec hâte et haine, jusqu'à ce que je pusse m'extraire, presque nu, le corps dégoulinant de fluides, de son abdomen éventré. Mais même là, je ne laissais aucun temps au temps, lui ravageant ensuite le torse et le visage, pour finir par lui arracher la tête et la mettre en pièce.

Quand j'eus accompli l'assassinat de mon père, seulement, je me tournais pour prendre en compte mon environnement.

Trois créatures infâmes, abjectes, toutes plus affreuses les unes que les autres, me regardaient. Si mon père avait un aspect très humanoïde, ce qui lui avait permis d'approcher ma mère, sans nul doute, ceux qui me faisaient face étaient de pures bêtes immondes. J'étais au milieu d'une forêt sombre, froide, sans bruit, comme si elle était figée. La première bête était un lynx, la seconde une sorte de lion debout sur ses pattes et la troisième une louve aux mamelles gonflées, lourdes et gercées, elle-même dressée sur ses pattes arrières.

Je suis Mhyédabur, le fils du Seigneur Maudit, l'Exilé né emprisonné en Orkhôn qui a franchi les portes de Thémis pour porter la Justice et ramener la Liberté en Liberty. En Enfer je suis venu, mais non pour y abandonner tout espoir de mener à son terme mon combat, mais pour trouver le chemin que l'illustre Dante a lui-même tracé, et pour, au contraire de lui, parvenir à la Porte et faire tomber ses battants afin de vous libérer aussi. Si ce que je vous dis vous parle, alors vous m'aiderez, sinon, je vous détruirai comme j'ai détruit celui qui m'a enfanté.

Les créatures regardèrent ce qui restait de mon père, puis me regardèrent. Je ne doutais pas qu'il avait dû les commander. J'espérais que mon apparition et sa destruction seraient des témoignages de mes capacités, et qu'ainsi, ils reproduiraient avec moi l'allégeance qu'ils avaient visiblement envers mon géniteur.

Qui avait déjà dit qu'ils me haïssent, pourvu qu'ils me craignent. Et ici, je ne pouvais que compter sur la crainte que je saurais inspirer...

C'est alors qu'une douleur aiguë faillit me faire défaillir. Jetant un regard vers mon épaule, je constatais que j'avais oublié la blessure que m'avait portée cette maudite Gardienne...

Les Démons-Bêtes l'avaient-ils remarqué aussi ?
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Mhyédabur
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MessageSujet: Re: Une arrivée fracassante   Dim 4 Sep - 10:36

Au milieu du chemin de notre vie
je me retrouvai dans une forêt obscure,
dont la route droite était perdue.


Je n'avais pas remarqué que le sol était en pente. Et les trois monstrueuses créatures s'approchèrent de moi, la louve étant la plus agressive en apparence.

une louve qui paraissait dans sa maigreur
chargée de toutes les envies,
et qui fit vivre bien des gens dans la misère[…]
Elle a nature si mauvaise et si perverse
que jamais son envie ne s‘apaise.
et quand elle est repue elle a plus faim qu’avant.


Tentant d'échapper à leur désir bestial de mort, je fus entrainé en arrière et me retrouvais à rouler le long d'une pente sans fin, heurtant les arbres, traversant les taillis, pour finir, sonné et mal en point, épuisé, sur le ventre, au bas de cette colline où j'avais fini par atterrir. Le souffle court, le corps ne se souvenant que des souffrances de cette descente et de la blessure de la maudite Gardienne, je finis par sombrer dans un évanouissement qui aurait dû être bienvenu, mais ne fit que me livrer à de sombres cauchemars, de ceux dont on ne souvient, mais qui font que le sommeil n'apporte aucun repos ni réconfort.
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Une arrivée fracassante
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